greensleeves to a ground

Mois : juin, 2012

GSTAG au Viêtnam.

Da Lat, Hanoi, Saigon, la baie d’Halong, Hoi An… Pour certains, ça sonne comme un nom de restaurant perdu entre le quartier des putes et la gare. Pour d’autres qui connaissent ce fabuleux pays qu’est le Viêtnam, cela sonne comme des lieux incontournables à voir au moins une fois dans sa vie. Pour ma première excursion en Asie, ce pays chargé d’histoire ne pouvait que m’intéresser: lui qui a connu la prospérité de l’Indochine française dans les années 20, l’injuste Vietnam War des américains dans les 1960’s, et finalement une indépendance méritée au prix du communisme encore omniprésent dans l’architecture des rues étroites de Hanoi. Il y a comme ça des pays qui fondent leur richesse sur leur souffrance et leurs malheurs, et c’est ce qui m’attire: voir que l’Homme peut parfois arrêter de se plaindre et se sortir les doigts du cul (enfin là je parle surtout du Français, plus que de l’Homme). Alors je vais vous foutre la paix pour une bonne grosse quinzaine de jours, je vais aller voir s’ils sont aussi sympas que quand ils m’accueillent dans leurs restos pour la pause-déj, si ça sent encore le napalm et aller me bourrer le bide avec l’une des meilleurs cultures culinaires du monde. Et puis quand je vois ces photos de famille des années 1930/1940, où le style s’adapte au climat tropical par des matières légères, je peux pas me dire que les Viêts ne sont bons qu’à faire des nems. Ciao!

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Menlo School de 1961 à 1968.

L’été est là, les jambes des filles se dévoilent pour laisser apparaître le moindre petit poil mal rasé, les lunettes de soleil viennent cacher le regard du plus pervers d’entre nous (pas la peine de chercher, c’est moi), les cabriolets viennent faire flotter le foulard en soie de la femme qui aura la bonne idée d’en mettre un. Plus besoin de faire des superpositions à n’en plus pouvoir, plus besoin de mettre de chaussettes hautes, plus besoin de se plaindre et de renifler le matin lorsqu’on arrive au bureau. Les t-shirts blancs, les chinos beiges, les chemises madras reprennent toute la place qui leur est dûe. On retrousse enfin ses manches, non pas pour bosser mais pour flâner et aller jouir d’une bière et d’une merguez grillée dans un parc où l’herbe humide il y a quelques jours encore se réjouira de sécher en un éclair au contact des fessiers des jolies filles. Ce que nous connaissons seulement trois mois par an, les étudiants de Menlo (faites gaffe à la photo d’accueil, ça t’ébourifferait un  rockab’) le connaisse toute l’année. Cette école située à Atherton, Californie (tout près de la Silicon Valley qui n’existait alors pas encore) respire le souffle chaud des après-midi mélodieux de Vence. Fondée en 1915, elle intègre une prep school dès 1927: elle n’est pas particulièrement prestigieuse, ses équipes de sports non plus. Et pourtant l’Ivy look y a bien débarqué dans les années 1960, déterminé qu’il est à tous nous convaincre de sa simplicité et de sa décontraction. Grâce à ces photos que l’école a mise en ligne sur son Flickr, GSTAG vous prouve une fois encore à quel point ce style est intemporel. Enfin un retour dans les 1960’s, raffraichissant et même avec un peu de couleurs. Non, pas de 3D encore: ça vous évitera d’avoir les yeux qui saignent.

L’emblème de l’école, avec le Manlo Tree et cette citation latine pour faire genre « In robore et pulchritudine ». Démerdez-vous pour la traduction, mais vous pourrez retrouver le blason in situ dans la photo ci-dessous.

Une troupe de lauréats de Menlo dans les 1960’s avec leurs blazers fournis par l’école.

Ned Spieker et John Deal dans la salle d’études, 1961.

« Remets ta cravate correctement, branleur! » La rentrée scolaire de 1961.

On fait des blagues pourries et on montre ses loafers sur le balcon du bâtiment principal de Menlo, 1961.

Petit tour aux vestiaires avec une jolie paire de Chuck basses, 1962.

Le « Oak Leaves » (devenu « Oak Leaf » depuis, peut-être parce qu’ils n’ont plus de poignon pour imprimer plusieurs feuilles) est le journal de Menlo School et surtout une source incroyable de photos de scènes de campus. Ici, un numéro de 1962.

Les étudiants Jarrott et O’Brien qui parlent de meufs, 1963.

« Hey Blondin, tu m’prêtes ta bécane? -Va te faire foutre, c’est mon coiffeur qui s’est foiré. » La couverture du journal Oak Leaves de 1963. D’ailleurs le méchant qui se fout de l’albinos, il a une putain de pull-over shirt!

Desert boots et loafers devant le Douglass Hall, 1965.

Johnston, Miller et Thomas en 1966. Je fais comme si je les connaissais, ça fait plus sérieux.

Jackson et Mock de corvée pour l’affichage peu avant un match de leur équipe de footbal US. 1966.

15 octobre 1966. On sort les cheerleaders et on accueille son équipe victorieuse. Je sais pas pourquoi je m’emmerde à faire un blog, puisque sur cette photo on a absolument tout ce qu’il faut savoir sur l’Ivy look.

Ben ouais, nous avec notre bac, on pouvait prétendre à une Twingo ou une Smart. En 1967, on pouvait espérer se taper une Pontiac Firebird. Je pense que la vraie classe commence quand tu sors en navy blazer/loafers/chaussettes blanches de ta Firebird.

On a ici un meilleur aperçu des cardigans de cheerleaders de Menlo. 1968.

Menlo a été au tout début une école militaire, cela explique que certains lieux sur le campus étaient très moches. Vue « aérienne » des salles de cours, 1968.

Ca aurait été dommage de ne pas finir sur une belle photo de groupe. Ici, le Social Committee. D’ailleurs, en 1968 comme en 2012, Ivy look ou pas, sur une photo d’école en groupe, t’as une tête de con. C’est imparable.

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Raquette en bois, gazon et clope: la légende de Bill Tilden.

Homosexuel qui pratique un sport plutôt réservé à la gent féminine, grand et frêle (1,88m pour 70 kilos), aucune relation sexuelle avant sa quarantaine, c’est le profil idéal pour en chier socialement dans la première moitié du XXe siècle. N’y voyez aucune homophobie, mais le contexte dans lequel il évoluait l’était lui bien au-delà de ce que l’on puisse imaginer, notamment lorsque l’on sait que les relations homosexuelles sont illégales à cette époque. Pourtant, c’est bien avec cette personnalité que William « Bill » Tilden est devenu l’un des plus grands tennismen de tous les temps: sept victoires à l’US Open entre 1920 et 1929, 3 victoires à Wimbledon (1920, 1921 et 1930) et j’en passe, dont une domination incroyable sur la Coupe Davis, alors compétiton la plus importante. En tout, ce sont 115 titres amateurs et 15 titres en professionnel: plus que Federer et Nadal réunis… Eh oui, avant 1927, les tournois du Grand Chelem (Australie, US Open, Roland Garros, Wimbledon) sont uniquement accessibles aux amateurs. Ce qui n’enlève rien au talent de Tilden qui avait affaire à de grands joueurs tels que Ellsworth Vines, Don Budge, William Johnston, René Lacoste… C’est d’ailleurs ce dernier qui met fin à la domination américaine sur la Coupe Davis avec ses Quatre Mousquetaires (Brugon, Cochet, Borotra, Lacoste) et qui vient perturber Big Bill à Wimbledon (vainqueur en 1925 et 1928) ainsi qu’à l’US Open (1925, 1927, 1929). Comme Federer, Tilden est maudit à Roland Garros où il atteint la finale sans jamais gagner (sauf le tournoi pro, mais qui ne fait pas partie du Grand Chelem, mais du Pro Chelem). A croire que la terre battue parisienne ne plaît pas aux joueurs « intelligents »: car hormis son service « boulet de canon » qui lui permet d’enchaîner les aces (fait rare à une époque où les joueurs de tennis ressemblent à des ballerines s’envoyant la balle), Bill est connu pour avoir une stratégie et une vision de jeu exceptionnelles, capable de s’adapter aux styles de ses adversaires. Dans cette période de l’année 2012 où le gratin du tennis mondial fait une tournée des courts européens (Roland Garros, Queen’s, Halle, Wimbledon), GSTAG rend hommage à ce joueur dont le talent a été effacé par les Laver, Borg, Lendl, Sampras, Federer, Djokovic de l’Ère Open. Ces photos extraites de la Boston Public Library et du Rego Forest Preservation Council montrent un Tilden réservé, souriant et fumeur qui impose toute sa prestance et son style dès qu’il entre sur le terrain. Pas étonnant que, auprès de Babe Ruth (baseball), Howie Morenz (hockey), Red Grange (football), Bobby Jones (golf) et Jack Dempsey (boxe), il est considéré comme le plus grand sportif du « Golden Age of Sport. »

William Tatem Tilden II est né le 10 février 1893. Diplômé de Peirce College à Philadelphie, il commence en parallèle sa carrière amateur en 1912. Ici, il est pris autour des terrains de Longwood, Massachussets, où il jouera et entraînera pendant une très grande partie de sa carrière (1931).

Tilden est une véritble star. C’est l’une des premières fois dans l’Histoire du sport que l’on fait la queue et paie pour venir voir un jouer un sportif. Au-delà d’avoir fait évoluer le tennis, Tilden l’a aussi rendu extrêmement populaire.

Tilden pose avec ses raquettes en 1934 à Longwood. Il avait beau être grand et maigre, croyez-moi, avec une raquette en bois et un tamis si petit, il en faut dans le bras pour envoyer une praline: chose qu’il faisait régulièrement au point de s’être fait amputer d’une phalange infectée.

On dit de Bill qu’il était très efféminé et qu’il le devint de plus en plus avec le temps. Ici en 1934, dans son costume chalkstripe, il n’a rien d’une allure de gonzesse.

Sacrée troupe en 1930 sur un court de Longwood. Avec son 1,88m, Tilden ne passe pas inaperçu. Tenue de tennis couleurs crème et blanc sont de rigueur sur les cours, tandis que les spectateurs (d’où le nom donné au « spectator style » et « spectator shoes » dont le garçon à droite porte un très bel exemple) affichent boaters et trois-pièces légers.

Tilden et le tchèque Karel Kozeluh prêts à s’affronter sur le gazon de Longwood (1931). Pour information, Kozeluh était aussi un joueur de hockey et de football de très haut niveau.

Habile, puissant et stratégique le tennis de Tilden a eu une influence sur tous les joueurs qui suivirent, de Budge à Von Cramm. Le tennis se jouait jusqu’alors comme on joue à la belotte: un loisir comme un autre. Après Tilden, cela devient un véritable sport physique.

Partenaires de double en Coupe Davis, Bill Tilden et Francis Hunter sont avant tout de très bons amis (1930).

Les deux stars de l’équipe américaine de Coupe Davis, tournoi de tennis le plus prestigieux de l’époque, Tilden et Hunter signent des autographes. De 1920 à 1926, les États-Unis les remportent toutes jusqu’à ce que nos 4 Mousquetaires prennent le relais de 1927 à 1932.

Tilden et Hunter à Chestnut Hill, 1928.

Bill et Francis en compagnie de la charmante (mais moche) joueuse anglaise Betty Nuthall, de passage à Longwood, l’année où elle emporte l’US Open (1930).

Bill et la joueuse norvégienne, naturalisée américaine, Molla Mallory. Chestnut Hill, 1929.

Bill Tilden, la toute jeune Sarah Palfrey et son petit frère John en 1931. Sarah emportera l’US Open en 1941 et 1945 en simple, ainsi que Wimbledon et Roland Garros en double.

Longwood, 1931 (de g. à dr.): Tilden, son protégé Vincent « Vinnie » RIchards, Kolezuh et Hunter. En voilà un bel exemple de tenues de sport!

1937. Tilden (au fond) en plein match au Forest Hills Stadium, magnifique amphithéâtre qui accueillera l’US Open de 1915 à 1977. Le n°1 mondial des années 20 gagnera ici de 1920 à 1925, ainsi qu’en 1929, 1931 et 1935. Record inégalé jusqu’à présent.

Regarder jouer « Big Bill » est mieux que d’aller chez Disney (ben ouais, ça n’existe pas encore à l’époque). Les vraies idôles des jeunes des années 20 et 30 sont les sportifs, dont Tilden est le plus éminent représentant (au passage, notez la veste cintrée à plis du garçon à droite).

Le plus grand joueur de tous les temps, Bill Tilden, embrasse la plus grande joueuse de tous les temps, Helen Wills. En 1937, les deux sont en fin de carrière et le palmarès d’Helen Wills vient admirablement compléter celui de Tilden: 3 Roland-Garros consécutifs (1928-1930), 8 victoires à Wimbledon, 7 à l’US Open. En tout, 31 titres du Grand Chelem (!) et 2 médailles d’or aux JO de Paris de 1924. Son surnom de « Little Miss Poker Face » a traversé les âges.

En 1937, à l’US Open Pro, Tilden ne gagnera pas. Passé professionnel en 1931 pour des raisons d’argent, les tournois du Pro Chelem (US Pro, French Pro et Wembley) ne lui sont pas aussi souriants que ne l’ont étés les Grand Chelems (amateurs jusqu’en 1968).

Big Bill le Champion à la fin de sa carrière amateur (1930). Faisons le topo: de 1912 à 1930, Tilden a participé à 192 tournois dont 138 gagnés. Cela nous donne un rapport victoires-défaites phénoménal de 907-62! Qui peut se vanter dans l’ére Open du tennis d’avoir un pourcentage de victoires supérieur à 93%? C’est tout simplement monstrueux.

A partir de 1931, il passe donc professionnel. Il remportera pour la première fois Roland-Garros en Pro Slam en 1933 et 1934 ainsi que l’US Pro (1931 et 1935). Il participera à l’US Pro jusqu’à ses 51 ans, où il est sorti au premier tour.

Ouais, ça a dû vous choquer de voir un sportif de ce niveau sans arrêt avec une clope. Le rythme de vie de Bill Tilden est plutôt particulier. Hormis son attitude efféminée que ses contemporains veulent bien lui coller à la peau, il ne boit pas mais fume comme un pompier. On dit aussi qu’il prenait trois repas énormes par jour composés de steak ou côtelettes et pommes de terre. Il vivra ainsi jusqu’à 48 ans chez sa tante, mais gardezt à l’esprit qu’il voyage beaucoup pour ses tournois. Après cela, et avec suffisamment d’argent en poche, il se prend une chambre permanente à l’Algonquin d’où il écrivait et produisait des pièces pour Broadway, dans lesquelles il jouait parfois. L’homosexualité étant illégale à l’époque, il a été accusé d’affaires de détournement de mineurs, sans fondements réels. Sa recherche permanente de créer une relation père-fils avec ses élèves y est sans doute pour quelque chose.

La « fin du tournoi » est difficile pour Big Bill. Suite à ces affaires, vers la fin des années 40, son ami de toujours Charlie Chaplin lui prête ses courts de tennis privés pour pouvoir entraîner des élèves et se faire un peu d’argent. Il sera invité régulièrement à faire des matchs d’exhibition, menant une vie tranquille, loin de sa famille. Le 5 juin 1953, alors qu’il se prépare à quitter Los Angeles pour un ultime tournoi US Pro à Cleveland, il est foudroyé par une attaque cérébrale. Il est enterré au cimetière de l’Ivy Hill de Philadelphie et entre au Hall Of Fame du tennis international en 1959.


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Dear Readers, dear Friends…

Cela va faire 2 semaines que nous nous sommes vus pour la dernière fois. C’est long, très long, trop long peut-être pour ceux qui ont faim de style, soif de phrases à rallonges, envie de lire des propos insolents. Trop long aussi pour vous témoigner tout le respect que je dois à votre fidélité qui ne cesse de me faire tomber de ma chaise, du moins lorsque je suis sur une chaise: 400 lecteurs hier alors qu’il n’y a aucun nouvel article à l’horizon. Il faut peut-être que vous sachiez que je n’ai pas seulement une vie de blogger qui pourrait se contenter d’un ordi portable, d’une table basse en verre agrémentée de magazines de décoration intérieure et d’une pause toutes les deux heures pour regarder une scène de gonzo. D’ailleurs je me suis toujours demandé comment les autres faisaient pour poster aussi régulièrement leur dégueulis de tendances et d’influences. Après une mûre réflexion de 42 secondes, j’ai trouvé trois réponses à cette question existentielle – si l’on peut réduire l’existence au temps de rédaction de cet article. La première réponse consiste à être étudiant: t’en branles pas une, t’as pas un rond pour sortir et t’en chies pour trouver une meuf. C’est le portrait idéal du blogger régulier qui a du temps combiné à une vie de merde, comme les grands écrivains dans le temps (cf. Fitzgerald), et qui n’hésitera pas à pourrir son mur Facebook de private jokes et de photos de profil de participants à Koh-Lanta, croyant ainsi avoir un ticket d’entrée au Jamel Comedy Club. Bien loin de moi cette idée de citer des noms, mais sachez que j’ai un ami comme cela, plus connu sous le nom de Neo Retro. La seconde possibilité pour poster comme un âne, c’est de faire de blogger un métier. Mais sachant que 70% des gens qui ont internet ont un blog ou un groupe Facebook ou quelque autre merde virtuelle que ce soit (comme un compte Twitter ou un profil Doctissimo), c’est ridicule. C’est comme si 70% de la population française voulait tout à coup devenir caissière Auchan. Ben ouais, elles pourront toujours tenir une caisse, à défaut de se la mettre, mais certaines feront ça avec des billets du Monopoly. C’est ce que font les pionniers, qui ont les premiers posés le pied dans la toile et qui, quelque part, ont aussi une vie peu excitante. Pourquoi? Parce qu’il faut sacrément se faire chier pour accepter d’avoir une bannière The Kooples qui clignote à côté de ton article génial sur l’histoire du Harris Tweed. Bon là, j’en connais pas, mais mes amis de redingote n’en sont pas loin. Enfin, la troisième solution, la plus simple, celle du lâche, est de ne poster que des photos avec une phrase qui explique aux cons ce qu’il y a sur la photo, te faisant clairement comprendre que ce qui est cool c’est la casquette Supreme et que si t’aimes le reste, tu vas te faire foutre. Souvent, ces gens-là ont plusieurs blogs, dont certains où ils vendent leurs trouvailles des puces dernièrement logotées « Attention objet Cool! » et se prennent pour des chasseurs de tendance, aspirant à une chronique régulière sur NRJ 12. Là encore je n’ai pas de nom, mais vous connaissez très bien mon ami de Where Is The Cool? Et puis il y a moi, blogger occasionnel et pas de métier puisque j’estime que faire de la publicité mon métier, justement, était déjà un assez gros foutage de gueule vis-à-vis de mes parents. Alors voilà le topo me concernant: j’utilise GSTAG pour étaler ma culture, mon arrogance et mon insolence, comme le mec insupportable qui cherche à monopoliser la conversation au restaurant, ainsi que pour que les marques dont je parle me filent des vêtements gratos; j’utilise The Haunted Ballroom par lâcheté pour pas m’emmerder à écrire une histoire pour chaque photo que je pique grâcieusement et reposte sans citer de source; j’utilise The Morning Slap pour montrer que je ne suis pas seulement un précurseur en style mais aussi en musique.

Alors, le plus enfoiré des bloggers vous dit à bientôt et remercie ses amis cités précédemment pour l’inspiration qu’ils m’offrent tous les jours, eux! Promis, dès que j’ai fini d’écrire mon bouquin réactionnaire sur le bilan de Sarkozy, je reviendrai poster des articles de mon studio du 3e arrondissement, là où les oiseaux chantent, où le soleil brille et où J.-F. et ses Sperry en peau de chamois conseillent Moonrise Kingdom à ses copains en Wayfarer autour d’une bière à 8€.

Je vous aime, vous me manquez, restez fidèles, je serai vite de retour.

Ernest.