The Heritage Post. Du bon boulot, à l’allemande.

par greensleevestoaground

Au Japon, ils ont Free&Easy, en Angleterre Men’s File, aux États-Unis Inventory, en France Jeune&Jolie et désormais l’Allemagne a aussi son propre magazine qui va bien. Son nom? The Heritage Post. Pas très allemand vous me direz, du moins autant que Free&Easy est japonais. Idée germée dans l’atelier d’Uwe Van Afferden, un vrai manuel comme on les aime – un jour styliste, un autre décorateur d’intérieur, et le lendemain designer ou illustrateur – ce magazine, bien qu’écrit en allemand est promis à une belle carrière. Du moins je l’espére. A l’intérieur, 150 pages de contenu riche comme on en voit encore trop peu, y compris sur les blogs: comment respecter son jean, du Rin Tanaka, du Mister Freedom, de l’Aero leather, un passage en revue des deux-roues Royal Enfield, l’histoire de la mythique Jeep Wagoneer, de la bouffe, un choix de bières, des Wolverine 1000 Mile, des montres, de la Rolex GMT-Master aux somptueuses Germano & Walter… Bref, tout ce que l’on attend d’un premier numéro qui se cherche un peu en abordant tous les thèmes qui les passionnent, et puis j’arrête là parce que je sens que ça vous les brise autant qu’un discours d’Eva Joly. Mais clairement, l’orientation est American Workwear et Héritage.

 

Faire des meubles à l’ancienne, créer des accessoires en cuir, bois ou acier, repenser l’intérieur de votre appart, Uwe Van Afferen sait faire. Apparemment il sait aussi dessiner, puisqu’en plus d’avoir lancé The Heritage Post, il a illustré la très belle cover de ce premier numéro réussi.


Lorsque je les ai contactés la semaine dernière, ils étaient en plein bouclage du deuxième numéro qui s’annonce excellent. Alors si vous cherchez une alternative à Free&Easy dans laquelle vous ne regarderez aussi que les images, si lire GQ vous emmerde (ce qui devrait être le cas depuis longtemps) et que vous voulez voir à quel point les allemands sont en train de nous le mettre dans l’os aussi au niveau du style,  achetez un numéro directement chez eux ou chez Pike Brothers. Ben ouais les mecs faut se réveiller et regarder un peu plus loin que le les 3e et 10e arrondissement. Putain, ça y est je m’énerve, j’me casse!

Une bonne idée que cette série de portraits de mecs qui foutent les mains dans le cambouis, accompagnés de leurs tenues préférées.

 

Un chapitre très important pour moi: la bouffe. Et pas la bouffe de lopettes à base de mangue en sorbet sur un lit de soupe de potiron et sardines en allumettes à cuisiner pour faire plaisir à sa gonzesse. Non non, dans The Heritage Post, ça parle vrai casse-croûte de potes: pain de campagne, bière, fromage, charcuterie, viande, et un peu de salade pour ajouter de la couleur à la photo.

En boots, les allemands en connaissent un rayon: chaque ville assez importante a son enseigne Red Wing. Pas étonnant qu’ils nous parlent de ces boots moins connues que sont les Wolverine.

Très inspiré par Free&Easy, on y retrouve aussi de la bécane, du vélo, de la bagnole. Après tout, c’est tout ce que l’on aime à partir du moment où on a une paire de couilles.

Contrairement à ce que vous allez croire, The Heritage Post n’est absolument pas de Berlin, mais de Düsseldorf. Cette ville charmante entourée par l’atmosphère industrielle de la Ruhr. Et c’est ça que j’aime en Allemagne, l’État est fédéral à tous les niveaux. Ainsi, bien qu’on trouve 14oz. à Berlin, vous trouverez des shops encore mieux si vous vous trimbalez du côté de Münich, Cologne, Hambourg, et même du côté des petites villes telles que Brannenburg, d’où Pike Brothers officient.

Au même titre que les Japonais, les Américains ou les Anglais (non, pas les Français non), les Allemands, plus passionnés, ont compris que le style intégre l’art de vivre qui va avec. Du coup, peu de chance de voir un mec habillé années 1920 sur un vélo en carbone en train de pianoter sur son iPhone.

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