Dirty Beaches @ Indra, Hamburg.

par greensleevestoaground

Dirty Beaches avec sa guitare et son vieux microphone. (Pas taken with Instagram)

Hier soir, je pénétrais pour la première fois dans ce lieu sacré qui a consacré les Beatles: en 1964, ils faisaient à l’Indra, petit club de Hambourg, leur premier concert de l’histoire. Avec l’arrivée d’Alex Hungtai, alias Dirty Beaches, c’est un peu comme si l’histoire continuait. Ou plutôt, comme si l’histoire se répétait: ce jeune taiwanais qui a étudié à Hawaii et est désormais basé à Montréal s’amuse en effet à créer une musique lo-fi qui vous balance à coups de pied dans le cul directement dans les 1950’s/1960’s. Basée sur des samples tirés de songs aussi divers que le fameux « Voilà » de Françoise Hardy (merci Julien!) ou encore l’expérimental « 11 000 Volts » de Mars, elle est cependant bien plus qu’un simple revival, puisqu’on pourrait tout aussi bien la qualifier de rockab’ que de post-punk. Parmi ses albums notables qui vont d’une noise structurée à des balades « popisantes », on peut noter Horror, Solid State Gold ou le tout dernier, le plus abouti: Badlands. C’est d’ailleurs ce personnage aux multiples influences et à la voix de crooner créée par la copulation d’un soir entre Elvis et Curtis (Ian, pas Tommy Lee) , que l’on voit monter sur scène: coupe de rockabily, tête de chinois (en même temps, il est chinois), jean slim noir, t-shirt noir avec un portrait de Janet Jackson. Et alors qu’il se vantait d’être un projet solo depuis 2008, voilà qu’il monte avec deux acolytes sur le petit podium de l’Indra: Jesse Locke (Silver Dapple), hyper-actif aux drums, et le saxophoniste très inspiré d’Hobo Cubes, Francesco. Le live, qui durera près d’1h30 avec des retours successifs enthousiastes et une chanson acapella au milieu du public, commence sur ce morceau extrait de Badlands, illustré ici par une vidéo on ne peut plus adaptée. Je vous laisse imaginer la suite…

Si vous voulez voir Dirty Beaches en live, j’espère pour vous que vous serez à Copenhague demain, ou à Bergen, Oslo, Malmö, Stockholm, Rotterdam dans les prochaines semaines, parce qu’il est déjà passé en France, où il a fait un paquet de dates d’ailleurs, dont une à la Maroquinerie (putain les gars, il est même passé à Joué-lès-Tours et Roubaix, comment vous avez pu le rater sérieux?!). Et si je vous parle de Dirty Beaches aujourd’hui sur GSTAG, vous aurez compris que c’est parce que son (leur) live n’avait rien à voir avec ceux de Lana Del Rey. Autrement dit, c’était: réussi, surprenant, jouissif, énorme! Par ailleurs, cette tournée a déjà donné naissance à deux 7″ enregistrés respectivement en Italie et en Allemagne: Tarlabasi et Dune Walker. À suivre donc, pour l’arrivée d’un prochain album.

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