Teenage Rebellion (1963).

par greensleevestoaground

Mais que peut-il bien se passer dans la tête d’un gamin de 12 ans? Pourquoi cette envie soudaine de faire le mariol et de se rebeller? Pas la peine d’être psy pour expliquer cela: le simple fait de vouloir se faire une place dans la « société » peut être une explication, draguer les filles en est une autre. Que se passe-t-il d’ailleurs dans la tête d’une gonzesse pour n’aimer que les branleurs qui ont de grosses bagnoles? Fin de la parenthèse. Que ne ferait-on pas pour impressionner ses potes ou rentrer dans le groupe de « têtes brûlées » du collège, ceux que les filles vont voir jouer au basket, ceux qui boivent de l’alcool le jeudi soir, ceux qui fument des clopes dans les toilettes en écrivant sur les portes le nom de leur gang. Dans cette vidéo éducative, mise en ligne par la ressource vidéo inépuisable du blog The Film Archive, un jeune étudiant non pas dans la force de l’âge, mais dans celle de l’Ivy Look cherche à se faire accepter en faisant les 400 coups, en prenant part à un évènement psychologique de l’adolescence: la teenage rebellion. Dans la suite logique du post précédent concernant les très jeunes enfants, on passe aujourd’hui à l’adolescence, cette période de recherche de personnalité dont certains ne sortent jamais, souffrant éternellement du syndrome de l’ado pré-pubère qui ne sait ni penser par lui-même, ni faire la différence entre le bien et le mal, du moment que sa communauté accepte et reconnaît ses actes. Bien sûr, je n’en ai rien à péter de la dimension psychologique de ce court-métrage (d’ailleurs vous retrouverez toutes les explications nécessaires en commentaire de la vidéo sur Youtube), je suis bien plus intéressé par cette manière de s’habiller qu’avaient les collégiens de l’époque. Remarquez comme, par exemple, les pantalons sont plus courts que ceux habituellement portés chez les plus vieux dans les universités, ce qui veut dire pour nous extrêmement court. Crew socks de mise et presque uniquement des chemises manches courtes et sweatshirts pour l’été. Les Jack Purcell sont évidemment les chaussures basiques et la crew cut, essentielle. Les étudiants américains des 1960’s ont beau ne pas avoir d’uniforme comme leurs homologues anglais ou japonais, mais la standardisation du style atypique de l’Ivy Look et de l’ultra-casual fait tout comme. Bien que ce môme ne fasse pas le bonheur du principal en jouant le Big Man, il peut déjà s’avérer heureux de faire le nôtre.

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