Clint « Lacoste » Eastwood.

par greensleevestoaground

Avant de commencer l’article, j’aimerais saluer et remercier un nouveau collaborateur: Benedikt Stalf, jeune directeur artistique, illustrateur et collègue autrichien qui travaille avec moi à Hambourg. Lorsque je l’ai vu dessiner des portraits pendant ses heures de pause, je lui ai tout de suite demandé si ça l’intéresserait de faire quelques dessins pour GSTAG. Il se trouve qu’il est aussi un grand admirateur de style des années 1950 et 1960 et a tout de suite répondu « oui » lorsqu’il a vu les photos d’archives du blog. Il débute dès maintenant sur cet article avec un magnifique portrait de l’ami Clint, et on espère le voir une fois par semaine sur les pages de GSTAG, avant qu’il ne vole de ses propres ailes. Merci et bienvenue Bene!

Clint Eastwood in the 1960's © Benedikt Stalf, 2011.

Est-il vraiment nécessaire de présenter ce Mr Eastwood? Peut-être bien que oui, parce que peu le connaissent dans sa période pré et pendant Sergio Leone. Né en 1930 à San Francisco, il se fait connaître par la série TV Rawhide à la fin des 1950’s après avoir échappé à la mort: sauveteur en mer de l’armée sur la côte californienne pendant la Guerre De Corée, un Douglas AD Bomber dont il est le passager se crashe. Pas moins de 5 km à la nage pour se sortir du pétrin. Ca forge un homme, forcément. Un regard dur, un visage froid taillé à la serpette, ce sera la gueule de la trilogie de Leone dès 1963 dans Pour Une Poignée De Dollars. Mais « l’homme sans nom » le plus emblématique du western spaghetti à la dégaine inimitable cachait sous son pancho un problème de proportion corporelle. Comme ça, ça sonne très scientifique, mais on ne va pas parler médecine. Clint Eastwood a tout simplement un buste court, ou des hanches trop hautes, c’est comme vous voulez. Résultat des courses, pas évident de s’habiller, encore qu’à l’époque, les pantalons taille haute lui sauvent la vie. Clint, loin d’être idiot, a trouvé un petit truc: le polo. Et pas n’importe lequel, puisque dans les 1960’s, il ne semble jamais se séparer de son (ses, j’espère) IZOD Lacoste.

Sur cette photo en couleur du milieu des années 1960, on voit bien la taille très haute de Clint. Finalement, le polo équilibre assez bien le tout.

Des disques de jazz, un polo Lacoste, des penny loafers: Clint Eastwood aussi n'a pas pu échapper à l'Ivy Look.

La mode chaussettes blanches en laine/penny loafers semble inévitable pour les acteurs d'Hollywood.

 

Chino/car shoes/chaussettes blanches laine, tout ça c'est très Newman. Ce n'est pas une suprise de savoir qu'ils étaient potes.

C'est vrai que c'est bien beau l'Ivy Look, les polos Lacoste et le regard de tueur, mais une petite Jaguar XK 150 de 1958 (ndlr, merci Gautier) ne vient rien gâcher au tableau.

GSTAG now on Facebook !