Cary en mode sportswear.

par greensleevestoaground

Cary Grant, l’icône de style se baladant avec un pantalon lin à pince, blazer long trois boutons et foulard sur la croisette. Celui qui entre chaque prise de La Main au Collet ou La Mort aux Trousses plaquait face à son miroir cette petit mèche en forme de vaguelette qui l’emmerdait. Celui qui dans Charade, séduit Audrey Hepburn en alternant costume noir et cravate vert khaki, sack suit flanelle et tweed, et trench. Une légende comme seule l’Angleterre peut nous en fournir, mélange d’humour, de beauté, de grâce, de talent et de style. Né Archibald Alexander Leach en 1904, il devient « Cary » après le rôle de Cary Lockwood dans Nikki à Broadway (1931), 11 ans après son arrivée à Ellis Island (port d’arrivée des immigrants européens). La Paramount lui suggère « Grant » plutôt que Lockwood, car les initiales C et G ont déjà porté bonheur à un certain Clark Gable, ou encore Gary Cooper. Il est vrai, Cary aura de la chance et deviendra l’une des plus grandes stars de cinéma de tous les temps. Dans ma tête il est l’Anglais qui ne montre jamais son cou, toujours cravaté ou protégé par un foulard, l’Anglais qui ne quitte jamais son blazer non plus. Et pourtant, sur cette photo, à peine âgé de la trentaine, sa jeunesse grande-bretonne revient en force et il nous claque un superbe cricket sweater, idéal pour vous par cette période où le temps, ni chaud ni froid, n’en fait qu’à sa tête. Assorti ici avec une chemise blanche, on peut l’imaginer blanc cassé avec des bandes bordeau et bleu. Mais regardez comme le bonhomme réussit encore à dissimuler son cou: sortant certainement de scène, il s’est attaché une serviette autour du cou, comme les sportifs le faisaient pour absorber leur transpiration avant d’avoir des vêtements techniques. On connaissait Cary Grant maître du casual chic des 1950’s, le voici plus sportswear que jamais!

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