greensleeves to a ground

Mois : mai, 2011

Relax au Kenyon College.

Une fois de plus, une école met en ligne ses archives et ce, pour le plus grand plaisir de GSTAG et de son administrateur. Cette fois, c’est Kenyon, un College privé somptueux situé à Gambier, Ohio qui n’a rien à envier aux écoles de l’Ivy League. Le cadre est parfait pour y étudier et pour s’y détendre. Et c’est à cette dernière mission que je veux vous inviter cette fois: la relaxation (ce sera le thème, parce qu’il n’y a pas de raison que vous croyiez que je me contente simplement de prendre des images sur un site et de les rebalancer sur un autre). L’éducation américaine et ses étudiants semblent considérer les pauses et les moments de relaxation presque comme des cours à part entière: des cours de vie en société, de fraternité, tout en révisant ou en pratiquant un sport. C’est une grande force que l’on retrouve assez peu chez nous, nous qui sommes habitués à courir de classe en classe dans des couloirs qui n’ont rien à envier à ceux d’un sanatorium d’entre-deux guerres, nous qui sommes habitués à faire la queue au self entre un terrain de basket délabré et le seul arbre de la cour, nous qui sommes habitués à être heureux de rentrer chez nous après huit heures de cours non-stop et 35 minutes de métro pour nous asseoir devant une série policière et ne plus en décrocher jusqu’aux bras de Morphée. Et pour quels résultats? Sommes-nous plus intelligents que ceux qui ont connus cette forme là d’éducation scolaire? Avons-nous vraiment été heureux d’être à l’école comme semblent l’être ses étudiants de Kenyon? Sommes-nous plus aptes, nous Français, hypocrites parmi les hypocrites, à vivre en société et à jouir de l’apport culturel et intellectuel d’un groupe d’amis? Nos grandes écoles, d’où sortent ceux qui réforment justement l’éducation de nos jeunes Français, sont-ils eux mêmes aptes à montrer quelque exemple que ce soit? Du haut de leur morale vieillissante, ils écrivent des « Indignez-vous »(« avec une canne et un dentier » en est le sous-titre) généreusement lus par une jeunesse encore admirative de mai 1968 – révolution inutile de jeunes péteux bourgeois en mal de rébellion. Une jeunesse feignant d’ignorer que l’auteur de ce pseudo-pamphlet qui donne sa vision du monde d’aujourd’hui et appelle à l’indignation, n’est même plus foutu de voir ses chaussures lorsqu’ils les enfilent le matin. Bien loin de moi l’idée de manquer de respect à Stéphane Hessel – que j’admire – mais c’est le vent produit par une caste intellectuelle bien-pensante et malheureusement fédératrice autour de son livre qui, moi, m’indigne véritablement. On ne va pas y passer des heures, il a déjà eu assez de promotion comme ça! L’éducation scolaire (et parentale), est la base de tout, de toute société, de tout individu.  Et ne pas la remettre régulièrement en question lorsqu’elle est victime d’un dysfonctionnement évident, c’est reconnaître notre conservatisme, notre chauvinisme et notre manque d’ouverture d’esprit par-dessus tout! Alors, après vous avoir énervé (ou fait plaisir), prenez un peu de temps avec ces étudiants du Kenyon College pour vous relaxer, au petit-déjeuner, devant un journal, après un match de Lacrosse, ou au beau milieu d’un parc, et réfléchissez à ce que notre génération va bien pouvoir raconter avec fierté aux suivants. Pas grand-chose, je le crains, et nous le craignons presque tous. Encore faut-il aimer son temps pour espérer en être nostalgique un jour…

Et même si je n’ai demandé aucune autorisation, je remercie grâcieusement le Kenyon College pour ces splendides photos, ainsi que toutes les autres que vous pourrez retrouver sur Flickr.

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New Trier Project, 1964-1968.

Je le dis chaque fois que je tombe sur ce genre de documents d’archives, mais là j’insiste: on ne trouve cela qu’une fois par an, et encore! Le New Trier Project a été réalisé par Bill Easton, un étudiant de la promo de 1968 de la New Trier High East School. Apparemment une école sans prestige, sauf si on la regarde de l’intérieur grâce à plus de 2000 photos réalisés par le Bill en question. Et la New Trier High School prend vie! Documents photos, mais audio aussi, puisque des enregistrements réalisés au même moment que les photos sont posés sur la bande-son grandiloquente. Un vrai bonheur sur lequel je ne vous en dis pas plus. On fait « pause » toutes les deux images, on avance, on revient et on regarde ces jeunes étudiants imperturbables, sans jamais s’ennuyer. On va en cours avec eux, on les regarde jouer leur pièce de théâtre, on se marre avec eux, on se fait des passes à l’entraînement, c’est tout juste si l’on essaierait pas de draguer l’une des Cheerleaders. Pour beaucoup, c’est insignifiant, pour des passionnés comme moi, c’est un véritable petit bonheur. Allez, je me calme et vous laisse regarder les deux vidéos dans leur intégralité ou passer au blog suivant dans votre Reader. Et merci Bill!

Voici le court texte qui accompagne les deux vidéos.

Combined with around 2000 photographs, (which were taken while he was on the Echoes staff by Eaton from 1964 -1968 at New Trier Township High East and while studying with world famous Photographer: Barbara Crane – who developed the photography program and taught at the school for 3 years), and sounds of a lot of the events featured in the photos via the audio yearbook: « Feedback », furnished by the school thanks to Anne O’Malley. This installment contains: Freshman orientation, advisories pictures, ACTS, and an average day. Next, the after school activities: latin club and the performing arts.
All photos taken and copyrighted by Bill Eaton Class of 1968.

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Un bon plan « cou ».

Qui se soucie du cou des autres? Qui se soucie de votre cou? Vous? Certainement pas. Les autres non plus d’ailleurs. Mais désormais, vous pourrez gâter votre cou, comme votre poignet avec une gourmette, vos pieds avec une paire d’Alden, vos yeux avec une paire de Persol 714. Comment? En allant jeter un « cou » d’oeil (promis, j’arrête) sur le site Autour de ton Cou de l’ami Laurent Laporte ( ne vous posez même pas la question de savoir combien de blogs il gère désormais avec la même passion). Après avoir récupéré un superbe deadstock de cravates tricotées avec amour au sein de la maison Balmain en 1968, il vous propose désormais de vous parer de cet accessoire indispensable à un prix que vous ne rencontrerez sûrement pas chez RL, J.Press ou Brooks Brothers. Et comme le montre cette photo américaine datée de 1968 , ce genre de Knit Tie courte (mais pas aussi courte que cette image veut bien nous le faire croire), à la fois élégante et sportswear comblera à merveille votre garderobe Ivy, et comblera de bonheur par la même occasion vos cols de chemises, avec un noeud simple cela va de soi. 12€ et à vous le Made In France!

Voici la longueur exacte des cravates vendues sur le blog Autour de ton Cou. Dans une jolie petite mise en scène frôlant le cliché.

Toutes les photos (sauf la première): © Laurent Laporte.

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Gant Rugger: New Haven Math Club.

Cela fait quelques saisons que Christopher Bastin, designer suédois inspiré de la section Rugger chez Gant, nous fait revivre une partie de l’histoire de la marque avec un talent incontestable. Pour l’automne/hiver prochains, il a puisé dans des archives résolument Ivy, et pour cause, ce sont les archives d’un Math Club de Yale du milieu des années 1960. Encore une fois, il joue le jeu à fond en proposant une belle vidéo, drôle et instructive, réalisée par Joachim Baan, ainsi qu’un joli shoot photo dans une bibliothèque somptueuse paru dans le Journal de Nîmes n°7. Entre la Golf jacket, les Converse Jack Purcell usées, du knitwear, un costume deux pièces en laine, et un superbe All-Cricket sweater que je me vois déjà porter, l’esprit de la marque est bien là, et celui de Bastin, collectionneur d’archives, aussi. Marques qui créez votre collection, inspirée ou non d’une période révolue, n’oubliez jamais qu’elle doit toujours raconter une histoire. Et Rugger le fait à merveille. Finalement, je crois que je n’ai qu’une seule phrase à la bouche lorsque je vois son travail: bon boulot!

Dans les photos de Joachim Baan, également réalisateur du film, l'ambiance "High-School Library" des 1960's est somptueuse. On s'y croirait.

Le fameux All-Cricket sweater, entre pull tennis et pull cricket: "That's also taken straight out of one of the pictures I saw, where one of the guys was wearing this kind of classic tennis knit under a really dressed-up sports jacket.", dixit Christopher Bastin dans une interview pour GQ.

Une golf jacket comme on pouvait en trouver sur les étudiants américains des années 1960. On retrouve ici toute la simplicité qui caractérise l'Ivy Look.

Un llok un peu plus Mods avec ce costume en laine bleu marine, une base essentielle, même si l'on peut reprocher une coupe un peu trop "suédoise", trop courte et trop étroite donc, au blazer.

Bastin a récemment donné une interview pour GQ expliquant plus en détail l’élaboration de sa collection, dont sont extraites certaines images présentées ici.

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George Hanson et son letterman.

Cela faisait un petit bout de temps que je n’avais pas regardé Easy Rider. La dernière fois que je l’avais vu, je devais encore être un branleur d’étudiant sur les bancs de la fac d’histoire, cherchant aussi bien un sens à sa vie qu’un style et une copine. Dans cette période d’ignorance gentillette où Paris représente le rêve de chacun, on ne relève rien des répliques et musiques cultes de ce road-movie magistral, on cherche Peter Fonda et Dennis Hopper dans la barre de recherche Yahoo (eh oui à l’époque c’était Yahoo) et on connait Jack Nicholson seulement comme le Joker qui fait face à ce bougre de Michael Keaton dans Batman. C’est une période heureuse pour les filles et l’alcool, mais pas pour notre culture. Alors ce week-end, pour en découdre avec l’image que j’ai de moi à cette époque, je décide de revoir Easy Rider. Un ami me l’avait dit:  « Putain, Nicholson, le letterman qu’il envoie dans Easy Rider! » (cet ami est affreusement vulgaire), et il avait raison. George Hanson, le personnage d’avocat alcoolique interprété par l’acteur déjanté, se pare dès sa deuxième scène d’un superbe letterman sweater et de son casque de football, les deux aux couleurs de son ancienne université. A vue de nez, cela pourrait être n’importe quelle université commençant par un M. On voit pourtant certaines choses qui, de mon oeil plus affuté désormais, donnent quelques indices: le petit ballon brodé sur le M (en haut à droite) montre qu’il était joueur de l’équipe de football, l’étoile en bas à gauche indique qu’il en a été le capitaine et les deux bandes sur le bras, qu’il a été titulaire pendant deux saisons. Les couleurs bleu et or (comme sur son casque) semblent être celles de l’équipe des Wolverines de l’université du Michigan. Et là, pour la première fois, je sollicite mes lecteurs pour autre chose que mes statistiques WordPress: George Hanson porte-t-il bien un letterman de Michigan University dans Easy Rider?

Photo: Arthur Schatz/LIFE

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Ed Askew: Yale 1960’s Melancholia.

Beaucoup d’anciens de Yale ont pris la voie de la politique, des banques, des groupes mondiaux, … D’autres ont pris une autre voie, ou plutôt une autre voix. C’est le cas d’Ed Askew qui a grandit à Stanford, Connecticut, avant de bouger vers New Haven pour poursuivre ses études d’art à Yale au tout début des 1960’s. En pleine période Ivy, Ed commence à composer, certainement dans sa dorm-room, tout en réussissant son diplôme. Après être passé brièvement dans une école d’art de New-York, il se décide à envoyer une cassette à l’un des meilleurs labels indépendants de l’époque: ESP Disk. Nous sommes en 1968, année de sortie de « Ask The Unicorn », le premier album d’Ed Askew. Accompagné de son Tiple (un ukulélé en plus gros, et donc, plus grave), il fait vibrer sa voix plaintive sur des mélodies nostalgiques annonçant la période hippie et psyché des 1970’s qui prennent aux tripes le peu d’auditeurs qui achètent alors le disque. Pas de bol pour Ed, « Ask The Unicorn » se vend en effet très peu. Heureusement, le « c’était mieux avant » très en vogue dans les milieux culturels aujourd’hui lui offre une seconde chance en rééditant son deuxième album de 1971 « Little Eyes » sur le label De Stijl. Sur ces deux disques (« Ask The Unicorn » a été réédité par ESP Disk), on sent bien l’esprit ambiant de la fin des 1960’s, à la fois de Bob Dylan et surtout du  britannique et magnifique Nick Drake qui berçait dans la mélancolie et les sentiments les futurs hippies du monde entier, avec une simple guitare et une voix grave et douloureuse. Mais à ce que je sache, malgré tout le mérite qui leur revient, Dylan et Drake n’étaient pas des anciens de Yale et n’ont pas besoin de GSTAG pour recevoir tout l’honneur qui leur est dû. Donc place à Ed Askew avec ce magnifique morceau, où JFK, à titre posthume, joue le rôle du « Mr. Dream » des jeunes américains de l’époque. Un magnifique hommage!

"It was 1967 when i was writing this song. i was working in a privet school, struggling with my first experience at teaching, writing my first songs, playing my newly acquired Martin tiple, and smoking more pot than was good for me. . and i was, at this time, remembering back to the day when i was attending a drawing class at Yale, four years earlier. the day when everything came to a stop. the day Kennedy was shot. this is my favorite version of Mr. Dream. around 1972 a friend was nice enough to record it off the radio as i was playing, later Carl sent me the tape, witch i had forgotten about. so now you can hear it. the clips are from 2 collections of archival footage, from the INTERNET ARCHIVE, that i combined and edited. to some people Kennedy was the Devil himself. to some people he was some kind of saint. i don't give a fuck. the song is how i felt at the time. enjoy." Ed Askew

Vous trouverez plus d’images sur le Flickr d’Ed Askew.


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Les boutons Ben Silver.

Pas question de parler d’acné ici, et encore moins d’ACNE. J’arrête cette salve de jeux de mots et vous présente rapidement la superbe collection de boutons de Ben Silver, sur laquelle je suis tombée en visitant le blog de Mark D. Chou. Votre Navy Blazer se sent mal ? Il accuse le coup des années qui passent et des réinterprétations médiocres de nombreuses marques ? Il se plaint depuis un moment au fin fond de son armoire de ne pas avoir la petite touche qui lui ferait de nouveau approcher un joli crested Blazer féminin ? Alors voici ma petite sélection parmi les nombreuses universités et Prep Schools présentes chez Ben Silver.

Dartmouth, l'université membre de l'Ivy League située à Hanover, New Hampshire et omniprésente dans Take Ivy.

Le Wabash College, dans l'Indiana, dont il a été question lors d'un post précédent à travers deux très belles vidéos de la fin des années 1920. Entre autres, l'université de Bob Charles, inventeur du... Happy Meal.

Les boutons de l'université de Yale, New Haven: le summum si vous vous sentez l'âme d'un membre des Skull & Bones, comme le furent Georges Bush et John Kerry.

Sinon, vous pouvez vous faire la totale JFK en commençant par sa Prep School: Choate, où il fût lauréat en 1935...

... avant que le jeune "Jack" n'intègre Harvard en 1936, toujours sur les traces de son frère, Joseph Kennedy Jr.

Chopez Cary Grant et James Dean!

Conotation quasi-sexuelle pour ce titre d’article, qui ne s’adresse pas plus à la communauté gay qu’aux rares groupies encore vivantes  de ces deux acteurs assez rares sur ce blog, et à tort. Il est vrai que GSTAG poste régulièrement sur Steve McQueen, parfois trop même, au point de faire prendre de sérieux risques d’overdose à ses lecteurs. Que ceux-ci n’oublient cependant pas que Paul Newman, Dustin Hoffmann ou encore Gene Kelly ont déjà eu leur place sur ce blog. On pourrait bientôt y ajouter Robert Redford, Anthony Perkins,  Gary Cooper, Jack Nicholson, Steve McQueen… Pardon, je ne peux m’en empêcher. Aujourd’hui pourtant, en collaboration avec la boutique de curiosités en tout genre A Chiper A Choper (d’où le titre), nous allons consacrer un petit post à ces légendes du cinéma des années 1950, que nous chérissons tant, j’ai nommé: Cary Grant et James Dean. Pour Dean, c’est assez clair: beau garçon, icône de la jeunesse désabusée des 1950’s, mort dans un accident de la route à 24 ans et deux nominations posthumes aux Oscars. Cela suffit largement pour en faire une légende. Vous le connaissez sûrement dans Giant, avec la regrettée Liz Taylor ou dans La Fureur de vivre avec Natalie Wood. Et pourquoi pas dans A l’Est d’Eden d’Elia Kazan? Chez les Grant, la durée de vie est plus longue (il a 82 ans lorsqu’il meurt en 1984) et la légende plus difficile à assumer de son vivant. Cary Grant ou plutôt Archibald Alexander Leach, britannique, l’un des seuls acteurs qu’aimait Hitchcock, aussi bien connu pour La Main au Collet, La Mort aux Trousses, Charade avec Audrey Hepburn que pour avoir refusé le rôle de James Bond ou son menton en « fesse d’ange ». Mais où je veux en venir exactement? Y a-t-il seulement un lien entre ces deux acteurs qui se sont peut-être croisés mais n’ont jamais joué ensemble? Oui et vous allez peut-être pouvoir y remédier et les faire jouer côte à côte, du moins dans votre bibliothèque. James Dean et ses jeans, ses chemises ouvertes, ses belles voitures, sa nonchalance, vient donner la réplique à Cary Grant et sa coupe sur le côté, ses pantalons flottants, ses blazers à épaules larges et sa classe britannique. En deux livres très rares, en excellent état et pour 40€ les deux, vous apprendrez tout et verrez tout de ces deux acteurs qui ont aussi bien marqué l’histoire du cinéma que l’Histoire avec un grand « H ». Photos rares en noir et blanc, style des années 1950, cinéma… Si vous êtes là à me lire, c’est qu’il me semble que c’est tout ce que vous aimez, non?

Le livre « James Dean Story », Editions René Chateau, disponible sur A Chiper A Choper.

Le livre « Cary Grant », Editions Dans l’Objectif, également en vente sur A Chiper A Choper.

Merci à la boutique en ligne A Chiper A Choper (Laurent et Hicham, je vous salue) pour m’avoir prêté les livres le temps du post. Merci à Laurent pour les photos qui ne démontrent pas un brin de son talent, bien plus visible en revanche sur Monsieur Laporte.

Hilfiger: le Preppy expliqué aux Parisiens.

Il y a deux semaines jour pour jour, Tommy Hilfiger et ses gros sabots débarquaient à Paris pour la première d’une grande tournée européenne. Non pas sous la forme d’un shop banal sur « la plus belle avenue du monde » (devenue depuis quelques temps « la plus insupportable ») mais d’une pop-up house improbable entièrement dédiée au Preppy version « Hilfiger »sur le parvis du Centre Pompidou. Alors ne me demandez pas de faire un lien entre le preppy et Beaubourg, mais toujours est-il que c’était avec plaisir que Julien (auteur des photos) et moi-même assistions à cet évènement. Le temps d’un week-end, la marque allait présenter sa nouvelle collection réalisée en collaboration avec l’auteure du Preppy Handbook et du moins fameux True Prep: Lisa Birnbach. Soirée presse donc en ce jeudi 21 avril estival, on enfile ce que l’on a de plus cliché dans notre garde-robe preppy, on s’arme de nos sourires et bonne humeur hypocrites fidèles au milieu de la mode, appareil photo et on est partis! Découverte des lieux et pari réussi: la petite maison en bois est charmante, son jardin attenant aussi; l’East Coast sur l’une des places les plus bétonnées de Paris, il fallait le faire! Après maints « bonsoir » à de parfaits inconnus qui donnent l’impression de nous connaître depuis toujours pour faire bien, nous entrons dans le Prep House. Et là, par fainéantise, je laisse les photos et leurs commentaires parler d’eux-même pour cet event réussi.

Le preppy des années 1980 et 1990 est fou de canards. C'est son emblême, et plus il en a mieux c'est. Hilfiger l'a bien compris et à son habitude, a extrapolé la tradition.

Dommage, les embroidereds de Tommy sont seulement des imprimés. Bizarre que Lisa Birnbach ait laissé passé ça...

Les patchworks madras pour vestes et pantalons sont qui n'a pas été ommis. Même si ces imprimés pseudo-brodés sont laids, il faut tout de même reconnaître que l'ensemble de la collection homme est assez frais!

S'il y a une chose que l'on ne peut pas reprocher à Hilfiger, c'est de faire de mauvais chinos. Les siens sont de très bonne facture et très agréables à porter, dans une couleur British Khaki que j'adore!

Belle surprise également, la présence des ceintures et bracelets de la marque Kiel James Patrick. Hautement recommandée, elle est uniquement disponible en France chez Hilfiger Champs-Elysées. Pour l'instant...

Même si je m'attarde moins sur le sujet, la collection femme est une vraie réussite. La palette de couleurs est superbe et les articles également. Vous savez où amener vos copines blafardes.

Passons à l’extérieur et faisons un petit tour de la communauté professionnele présente. Même si le Parisien a encore un peu de mal à interpréter le Preppy correctement (pourquoi ce blog existe à votre avis?), il n’en restait pas moins quelques belles choses à voir, et cela n’a pas échappé à Julien.

L'extérieur de la maison qu'on croirait tout droit arrachée d'un sol gazonné de Nantucket faisait son petit effet. Maintenant, imaginez les pavés et le Centre Pompidou l'entourant, ça calmera votre enthousiasme.

Ce joli cou de coq rasé à la serpette, c'est le mien. Noeud papillon madras et oxford shirt, les deux par Rugby Ralph Lauren. Et pour le bas, un pantalon patchwork madras RL et une paire de Weejuns. Ca fait beaucoup de madras et beaucoup de RL, je vous le concède.

Joli détail sur ce navy blazer à boutons dorés, le grand classique, que vous retrouverez plus bas.

Ca manque de bronzage tout ça, mais pas de couleurs estivales!

Le même Navy blazer blasonné "Tommy Hilfiger, 1985". C'est aussi ma date de naissance Tommy, donc pas la peine de la ramener.

Et avant de vomir du « Sartorialist », quelques dernières infos: ce n’est plus la peine d’aller à Beaubourg, la Prep House n’y est plus. Elle est partie vers les autres capitales européennes. Vous trouverez désormais la collection sur les Champs-Elysées pour ceux d’entre vous qui vont encore sur cette avenue par plaisir… A noter dans vos agendas: une conférence sur le Preppy le jeudi 12 mai à 10h à l’Institut Français de la Mode, par Tommy Hilfiger et Lisa Birnbach en personnes. 

Vous trouverez aussi un post drôle et intéressant, puisque vu par un Américain vivant à Paris, de l’ami Christian Chensvold, et Matthew Benz ici.

Pour ceux que cela intéresse, sans vouloir jouer dans l’exhibitionisme, un autre blogger a photographié ma tenue complète ici.

Un grand merci encore à Julien Lagarde pour m’avoir suivi dans le petit monde très amusant de Tommy Hilfiger. N’hésitez pas à me contacter si vous le voyez bien réaliser vos photos de mariage ou autres.

Quelles sneakers choisir… en 1962?

A la fois cours d’anatomie, d’histoire et de style, ce post vient achever la longue période sans nouvel article de GSTAG. Mais que fais l’auteur? L’auteur, il s’est barré une fois de plus en Allemagne. A Hambourg cette fois, toujours pour des raisons professionnelles. La France ne veut plus de moi, c’est clair et je ne lui dois plus rien. Je pensais d’ailleurs écrire ce blog en Allemand, langue majestueuse devant l’éternel. Quel enfant n’a, en effet, jamais rêvé de s’endormir avec un « Es ist die Geschichte von einem Prinz und einer Prinzessin. Sie leben beide in einem Schloss im Schwarzwald… » « Ta gueule maman, je voudrais dormir maintenant! ». Ok ce n’est pas une bonne idée, restons-en au Français. Tâchons de repartir du bon pied, et sur un jeu de mots splendide donc, puisque l’on va parler de chaussures. Cette annonce publicitaire extraite d’un numéro de 1962 du Reader’s Digest était accompagnée d’un texte de BF Goodrich et Hood destiné aux mères de famille. Elle fait la promotion de la technique de fabrication P-F (Posture Foundation), autrement et grossièrement dit: une semelle innovante qui permet une parfaite répartition du poids légèrement vers l’extérieur du pied, et d’éviter ainsi les problèmes de jambes ou de muscles qu’entraîne une surcharge sur l’intérieur du pied (lisez donc le texte complet accompagnant l’annonce ici). Depuis 1937, la marque PF Flyers est la seule à proposer ce type de semelle et c’est avec grande passion que, 70 ans plus tard, elle continue de proposer des modèles très inspirés par ses modèles anciens. Une bonne base de départ pour chercher votre paire de PF de 1962, indispensable dans votre garde-robe Ivy.

Pour ceux qui sont sur Paris, résidents ou de passage, et qui sont soucieux de leurs pieds, je vous invite vivement à rendre visite à Pierre Fournier dans sa boutique Anatomica. Nostalgique des années 1960 et des temps encore plus anciens, véritable historien du style et de ceux qui l’ont fait, il vous parlera des heures de votre pied et de ce qui est le mieux pour son confort. Lui-même saura certainement compléter cet article en vous racontant ce qu’était la Posture Foundation plus en détail.