GSTAG Look #4: Preppy Fundamentals.

par greensleevestoaground

Le preppy est partout! Chez H&M, Zara, dans Marie Claire, dans Télé 7 Jours, absolument partout. A cette allure, demain, Decathlon nous vendra sa collection preppy. Nous vendra? A condition d’acheter. Le parisien dévergondé s’en réjouit: « regardez, je me suis lancé dans le preppy! », nous glisse-t-il, entre deux titres de Bob Sinclar, armé d’un pull sur les épaules et d’une Mini Cooper, ses cheveux à la Justin Bieber dans les yeux. Ne soyons pas bête, au même titre que le Père Noel ou Halloween, le mot « preppy » est devenu un subterfuge commercial, pour vendre à des inconscients le moindre petit bout de culotte qui fait « bourgeois ». C’en est désolant. Car le « preppyisme » – et nombre de gens se sont employés de manière bien plus adroite que moi à le définir – est avant tout une « catégorie sociale », une appartenance à une élite traditionnelle américaine ayant, de fait, fréquenté les universités prestigieuses, de l’Ivy League entre autres. Etre un prepster, c’est avant tout un art de vivre, le respect d’une certaine tradition, de legs et de bonnes manières.  Ceux qui n’en sont pas encore sûr n’ont qu’à lire l’Official Preppy Handbook. Je ne puis certes me réclamer de cette appartenance, n’étant ni américain, ni étudiant, ni descendant d’Irlandais, ni riche d’ailleurs. Rien en moi ne fait WASP, rien dans mon parcours ne me rapproche de ce monde. Si ce n’est le style. Si mes origines n’entrent dans aucune case du parfait preppy, je fais le maximum pour au moins respecter leur manière de s’habiller, sans employer le mot à tort et à travers. Remettons un peu d’ordre dans ce flot de preppy par-ci, preppy par-là. Revenons aux fondamentaux et oublions un instant les collections « preppy » des Grands Boulevards parisiens. Il suffit de jeter un seul coup d’oeil à ces photos du début des années 1980 pour comprendre: une veste en tweed, un pull col rond, une chemise oxford, un pantalon en velours côtelé et des Top-Siders. Et le tour est joué! Rajoutez un peu de Go-To-Hell (ici le pull à torsades jaune poussin) et vous prouverez à tous vos camarades que vous pouvez être étudiant en physique quantique à Princeton, posséder un cabinet de curiosités dans votre salon tout en gardant votre part d’humour et de simplicité. Laurent Laporte, encore une fois auteur de ces magnifiques clichés et propriétaire de la boîte à papillons, n’en penserait pas moins.

Harris Tweed Herringbone sportcoat; navy corduroy pants; Sperry Top-Siders.

Cableknit Sweater Gant Rugger; Oxford Shirt Uniqlo.

Butterflies Collection from Laurent.

Et comme toujours, plus de photos sur le blog de Monsieur Laporte.