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Siebenpunkt : Ivy à la coréenne.

Il est vrai que sur GSTAG, on vit plus au rythme du passé que du présent, plus au rythme du noir et blanc que de la couleur. Surtout, on vit ici à un rythme très lent, puisque le dernier post remonte à deux mois. C’est aussi le passé. Mais aujourd’hui on va parler un peu de tout : passé, présent, futur. Passé, parce que cette collection Printemps-Été 2014 de Siebenpunkt puise son inspiration dans les bases de l’Ivy avec des coupes droites, propres, pas sur-cintrées et une palette de couleur bleu-beige-bordeaux parfaite. Présent, parce que leur collection, comment souvent chez les vêtements inspirés des 1960′s américaines, est un exemple de modernité. Et futur, parce qu’on espère que cette marque basée à Séoul mais au nom allemand (Siebenpunkt signifie "Sept points" dans la langue de Goethe) préfigure une arrivée sur le marché de marques coréennes qui vont fortement entrer en concurrence avec les marques européennes et japonaises du même genre. Ce que vous allez voir ici, malgré un mannequin un peu trop parfait, c’est exactement ce que des marques comme Gant Rugger devraient faire, plutôt que de tomber dans le hipsterisme du blazer trop court et des pantalons trop slims. Alors quand on fait l’effort de manier le coton avec autant de talent, y compris sur les costumes, GSTAG aime et en parle. Et vous attendrez bien le prochain post pour voir des archives sorties de nulle part comme vous les aimez !

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http://www.sieben-punkt.com/

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Bonne Année sur GSTAG.

Bon, quand j’ai regardé mes stats de l’an dernier, je crois que j’étais à moins de 20 posts pour toute l’année 2013. Pourtant Dieu sait si j’en ai rien à carrer des stats de WordPress. Mais j’en ai à carrer de mes lecteurs. Alors oui, certes, pas la peine de me mettre dans votre Feedly: si vous allez sur mon blog une fois par semaine, ou une fois toutes les deux semaines, ça suffira largement. J’ai autre chose à foutre, pas de gosse à nourrir, mais un grand con qui se permet le luxe d’avoir en parallèle un blog de musique, un tumblr de tapette et un Facebook où il poste des meufs pour réfuter l’affirmation précédente. Malgré tout, ici on privilégie la qualité sur la quantité – et je dis plus ça parce que ça m’arrange que pour illustrer la réalité – et je resterai sur cette ligne éditoriale pour la nouvelle année. Des images rares, une recherche historique et avant tout mon plaisir de partager. Et pour commencer 2014 sur ces bases, voici une image pas du tout rare qui n’a nécessité aucune recherche historique. Meilleurs voeux et restez fidèles, comme on disait sur les radios locales en 1996.

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Clark Gable, Van Heflin, Gary Cooper et James Stewart à la soirée de mon blog pour le Nouvel An. Beverly Hills, 31 décembre 1957.

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The Epic Of Everest : l’ascension de Mallory et Irvine en images.

En 1924, Andrew "Sandy" Irvine, 21 ans, et George Mallory, 37 ans, sont sélectionnés pour participer à la seconde ascension de l’Everest avec pour but d’arriver au sommet. Le premier est beau-gosse, timide, manuel, sportif et intelligent. Étudiant au Merton College d’Oxford, participant aux courses d’aviron de Cambridge et Oxford, il a un peu tout pour plaire. Alors, lorsqu’on lui propose de faire partie de l’expédition britannique, il pense à son CV déjà bien rempli et ne refuse pas. Mallory, lui, est un ancien de Cambridge, premier lieutenant artilleur pendant 14-18 et alpiniste confirmé. Il a en effet déjà participé à la première ascension de 1922 qui, suite à une avalanche, a vu sept sherpas tués. Pour sa deuxième tentative, Mallory aura encore moins de chance : Irvine et son compagnon d’ascension disparaissent officiellement le 8 juin 1924 après avoir été aperçus une dernière fois par Noel Odell, lui aussi en route pour le sommet. Mallory et Irvine meurent pendant la troisième tentative d’ascension – Edward Norton, de la même expédition, ayant les jours précédents déjà réalisé  deux records d’altitude. Les conditions de disparition des deux alpinistes trés bien entraînés restent assez mystérieuses, et évidemment, ils ne sont ni les premiers, ni les derniers qui décèdent sur les pentes du plus haut sommet de la planète. Mais si ces deux personnages sont entrés dans l’histoire, c’est que le doute plane aussi sur leur performance : beaucoup pensent qu’ils ont atteint le sommet avant de mourir lors de la descente. Ce qui voudrait dire que la palme de la première accession au sommet revient à ces deux anglais, 29 ans avant Edmund Hilary et Tensing Norgay (!). Le débat reste toujours ouvert, surtout après que l’on ait aperçu le corps supposé d’Andrew Irvine en 1975 et retrouvé celui de Mallory en 1999, tout près du sommet.

George Mallory et Andrew Irvine en route pour l'Everest à bord du SS California, 1924..

George Mallory et Andrew Irvine en route pour l’Everest à bord du SS California, 1924..

Près de 90 ans après leur disparition, le BFI s’est attelé à restorer les images prises par la caméra spéciale du Capitaine John Noel pour livrer un témoignage unique de cette ascension dramatique. En tout, 87 minutes d’images d’archives, tournées dans des conditions extrêmes – qui plus est pour le matériel de l’époque – et servies par une splendide musique de Simon Fisher Turner montrant l’équipe d’Andrew Irvine et George Mallory à la tâche, mais aussi les premières images de la civilisation tibétaine, nous replongent dans l’époque où l’on affrontait l’Everest en laine, tweed et cuir et dans l’une des épopées les plus excitantes de toute l’histoire du sport et de l’humanité.

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L'expédition anglaise de la tentative de juin 1924 au complet (Irvine et Mallory sont au deuxième rang tout à gauche).

L’expédition anglaise de la tentative de juin 1924 au complet (Irvine et Mallory sont au deuxième rang tout à gauche).

Ce document est l'occasion de voir les premières images filmées de la population tibétaine.

Ce document est l’occasion de voir les premières images filmées de la population tibétaine.

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L'équipe de Sherpas de l'expédition de Mallory et Irvine.

L’équipe de Sherpas de l’expédition de Mallory et Irvine.

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L’auteur des images de l’expédition avec son matériel : le capitaine John Baptist Lucius Noel.

L'une des des dernières images de Mallory et Irvine avec leur crew avant leur disparition, juin 1924.

L’une des des dernières images de Mallory et Irvine avec leur crew avant leur disparition, juin 1924.

Malheureusement, ce documentaire n’aura une diffusion que très limitée à travers toute l’Angleterre entre le 1er décembre et le 28 février. On espère malgré tout que le British Film Institue éditera un DVD ou mettra le film en ligne, dans l’intérêt de tous, même de ceux qui s’en battent la race.

À noter que des rumeurs annoncent que George Mallory sera interprété par Benedict Cumberbatch dans le film "Everest" de Doug Liman. Il va falloir mettre le paquet pour envoyer autant de sensations que Nordwand, qui retrace l’ascension fatidique de la face nord de l’Eiger par Toni Kurz et Andi Hinterstoisser en 1936.

On ressort les tenues de plage.

Il y a un paquet de choses dont nous, Messieurs, manquons en voyant arriver l’hiver. Tout d’abord, les articles de GSTAG : le dernier remonte au 12 septembre dernier. C’est long, mais je n’ai pas pu faire plus vite. Ensuite, le beau temps manque, puis la plage, puis les filles en maillot de bain. Alors sans m’étaler, j’ai décidé de vous offrir tout ce dont vous avez manqué ces derniers mois avec une sélection de photos issue de la Library Of Congress datant du milieu des années 1910, à l’époque où les hommes portaient des maillots une pièce et des sack-suits sur la plage.

Al Brown et sa famille.

Al Brown et sa famille.

Al Brown, à la gauche de l'instructeur.

Al Brown, à la gauche de l’instructeur.

L'architecte américain Goodhue Livingston (de l'étude Trowbridge & Livingston) et Mrs. Oren Root.

L’architecte américain Goodhue Livingston (de l’étude Trowbridge & Livingston) et Mrs. Oren Root (conseillère d’A. Rockefeller et Superintendante des Banques de New York).

Frances Breese.

Frances Breese.

Helen Kellogg, belle-fille du magnat des céréales de petit-déjeuner Kellogg's.

Helen Kellogg, belle-fille du magnat des céréales de petit-déjeuner Kellogg’s.

Le champion de natation Henry (ou Harry) Elionsky, 1913.

Le champion de natation Henry (ou Harry) Elionsky, 1913.

Un groupe d'autos quittant Coney Island pour rejoindre Frisco, 1915.

Un groupe d’autos quittant Coney Island pour rejoindre Frisco, 1915.

Long Beach.

Long Beach.

Long Beach, toujours.

Long Beach, toujours.

Long Beach, toujours.

Long Beach, toujours.

Louis Reingold, 1914.

Louis Reingold, 1914.

Mrs Burt Bishop et McCormick Bishop.

Mrs Burt Bishop et McCormick Bishop.

Une plage à Scheveningen, Pays-Bas.

Une plage à Scheveningen, Pays-Bas.

Pêche à la ligne à Long Beach.

Pêche à la ligne à Long Beach.

Petite session de tango à Long Beach.

Petite session de tango à Long Beach.

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Jean Gabin : "Gueule d’Amour" et style de dingue.

Lorsque l’on parle de gentlemen, d’acteurs icônes de style et de charisme, on parle souvent de Gary Cooper, James Dean, Humphrey Bogart, Steve McQueen et j’en passe et j’en passe, et que les non-cités ne m’en veulent pas. Et les français alors ? Bien sûr, tous les bloggueurs connaissent désormais le trench-coat d’Alain Delon dans Le Samourai ou le style ivy cool de Belmondo dans À Bout De Souffle. Mais on a tendance à oublier que les icônes, on les a eu en France aussi avant la guerre. À l’époque où, de l’autre côté de l’Atlantique, on s’habillait comme Cooper, Cagney ou Flynn, nous, on avait "Gueule d’amour". "Gueule d’amour", c’est Jean-Alexis-Gabin Moncorgé, dit "Jean Gabin". Jean Gabin, c’est ce parigot aux yeux bleus entre la bonhommie du meilleur copain et le regard dur du bourru qu’il était. Né le 17 mai 1904 dans le 9e arrondissement, il passe pourtant le plus clair de son enfance à la campagne, dans le Val d’Oise, élevé par Madeleine. Pas la Madeleine (Robinson) qu’il embrassera dans Leur Dernière Nuit, mais "la" Madeleine, sa grande soeur. On imagine alors un Gabin sans son gros pif, dont on ne sait trop d’où il sort. Un pif qu’il obtient à 10 ans avec fierté, lors d’un combat de boxe. Ce sera la seule chose qu’il obtiendra d’ailleurs, puisqu’il est une bille à l’école. Mais être une bille à Janson De Sailly, c’est un peu comme être le premier de la classe dans un lycée de Haute-Loire. Sa mère disparue, son père tenancier et chanteur d’opérette le force à entrer dans le monde du spectacle, alors que le beau Jean rêve de faire comme son grand-père : chauffeur de locomotive à vapeur… Je ne peux pas vous faire l’entière biographie ici, Wiki le fait bien mieux que moi. Mais cette entrée dans le monde du spectacle à 18 ans d’un Gabin qui rêvait de mettre les mains au charbon, c’est l’analogie de son plus beau rôle, de son rêve porté à l’écran: La Bête Humaine, qu’il jouera en 1938, sous la direction du grand Jean Renoir.

À travers quatre films que l’on peut facilement taxer de chefs-d’oeuvre, je vais tenter de vous prouver que nous n’avons pas toujours eu des Kad Merad dans les salles obscures de France. À une époque, on y avait du style, des icônes, des hommes, des charmeurs, des gueules, et parmi ceux-là, une seule, unique et immortelle "Gueule d’amour". Celle que l’on imagine se regarder dans le miroir et se lancer à elle-même un "T’as de beaux yeux, tu sais?".

Un an après son rôle qui l'a consacré dans La Bandera en 1935, Gabin joue Pépé le Moko: un caid parisien qui se cache avec ses compères dans la Casbah d'Alger. Il est ici accompagné d'Ines, sa maîtresse dans le film, jouée par Line Noro.

Un an après son rôle qui l’a consacré dans La Bandera en 1935, Gabin joue Pépé le Moko : un caid parisien qui se cache avec ses compères dans la Casbah d’Alger. Il est ici accompagné d’Ines, sa maîtresse dans le film, jouée par Line Noro. Aux costumes, une certaine Chanel…

Le journaliste et historien Jacques Sicilier dira plus tard du film : « Pépé le Moko, c'est l'installation officielle, dans le cinéma français d'avant-guerre, du romantisme des êtres en marge, de la mythologie de l'échec. C'est de la poésie populiste à fleur de peau : mauvais garçons, filles de joie, alcool, cafard et fleur bleue »

Le journaliste et historien Jacques Sicilier dira plus tard du film : « Pépé le Moko, c’est l’installation officielle, dans le cinéma français d’avant-guerre, du romantisme des êtres en marge, de la mythologie de l’échec. C’est de la poésie populiste à fleur de peau : mauvais garçons, filles de joie, alcool, cafard et fleur bleue ».

Même si beaucoup d'entre nous connaissent encore Jean Gabin, c'est rarement le Gabin, fin, sec et jeune. Pourtant, c'est avant-guerre qu'il connaît ses plus grands succès. Par contre, est-ce que quelqu'un peut me renseigner sur les chaussures sans lacet incroyables qu'il porte sur cette photo?

Même si beaucoup d’entre nous connaissent encore Jean Gabin, c’est rarement le Gabin fin, sec et jeune. Pourtant, c’est avant-guerre qu’il connaît ses plus grands succès dramatiques. Par contre, est-ce que quelqu’un peut me renseigner sur les chaussures sans lacets incroyables qu’il porte sur cette photo ?

1938. Jean Gabin et Michelle Morgan devant la caméra, Marcel Carné  derrière. Le Quai Des Brumes est peut-être le plus grand film français de tous les temps. Deux paires d'yeux comme on n'en voit plus : Michelle et Jean auront d'ailleurs une courte relation dans la vraie vie. Et Gabin de ressortir son foulard de soie et son fedora.

1938. Jean Gabin et Michèle Morgan devant la caméra, Marcel Carné derrière. Le Quai Des Brumes est peut-être le plus grand film français de tous les temps. Deux paires d’yeux comme on n’en voit plus : Michèle et Jean auront d’ailleurs une courte relation dans la vraie vie. Et Gabin de ressortir son foulard de soie et son fedora, arborés fièrement avec un simple sweatshirt de coton et une chemise.

"T'as d'beaux yeux, tu sais", ça vient de là. Un an plus tôt, il était déjà devenu "Gueule d'Amour" dans le film du même nom. Mais là, dans son personnage de déserteur et aux côtés de Michel Simon, il s'emballe quand même la Michèle Morgan.

"T’as d’beaux yeux, tu sais", ça vient de là. Un an plus tôt, il était déjà devenu "Gueule d’Amour" dans le film du même nom. Mais là, dans son personnage de déserteur et aux côtés de Michel Simon, il s’emballe quand même la Michèle Morgan.

En 1939, Gabin retrouve Carné et Prévert (aux dialogues). Il y joue François, un assassin malgré lui assiégé par la police. Il y joue aux côtés de Jules Berry, Jacqueline Laurent et d'un tout jeune Bernard Blier (21 ans).

En 1939, Gabin retrouve Carné et Prévert (aux dialogues). Il y joue François, un assassin malgré lui assiégé par la police. Aux côtés de Jules Berry, Jacqueline Laurent et d’un tout jeune Bernard Blier (21 ans).

Dans ce film qui sort à l'aube de la deuxième guerre mondiale, Gabin affichent une palette de costumes superbes, faisant revivre le milieu ouvrier des années 1930 à merveille.

Dans ce film qui sort à l’aube de la deuxième guerre mondiale, Gabin affichent une palette de costumes superbes, faisant revivre le milieu ouvrier des années 1930 à merveille.

Il y a ces pulls très serrés et courts portés sur des pantalons à pinces larges. Une simple chemise portée dessous. Et puis cette casquette qui aura une durée de vie en France bien plus longue qu'aux États-Unis.

Il y a ces pulls très serrés et courts portés sur des pantalons à pinces larges. Une simple chemise portée dessous. Et puis cette casquette qui aura une durée de vie en France bien plus longue qu’aux États-Unis. Boris Bilinsky, qui a réalisé les affiches de Metropolis et les costumes pour de nombreux films fastueux tels que Casanova ou monte-Cristo, a fait un travail discret, mais incroyable sur ce film.

Gabin en blouson de cuir, c'est pas tous les jours. Un peu comme un avant-goût de sa tenue des FFL. Le 3 septembre 1939, année de sortie du film, il est mobilisé dans la Marine Nationale. Son dernier film avant la guerre sera Remorques. Refusant de tourner pour les allemands, il rejoint Renoir, Duvivier et Aumont à Hollywood. Malgré son idylle avec la somptueuse Marlène Dietrich et une carrière hollywoodienne qui lui tend les mains, Jean Gabin rejoint les Forces Navales Françaises Libres. Canonnier-chef puis second-maître, il participera sous les ordres de Leclerc et Gélinet à des opérations décisives à Casablanca, Royan et Berchtesgaden. Lorsqu'il revient, Gueule d'Amour a des cheveux blancs, une Médaille Militaire, une Croix du Mérite et une deuxième carrière de cinéma qui l'attendent. Sauf que désormais, il est aussi un héros de la Libération.

Gabin en blouson de cuir et avec une arme, c’est pas tous les jours. Un peu comme un avant-goût de sa tenue des FFL. Le 3 septembre 1939, année de sortie du film, il est mobilisé dans la Marine Nationale. Son dernier film avant la guerre sera Remorques. Refusant de tourner pour les allemands, il rejoint Renoir, Duvivier et Aumont à Hollywood. Malgré son idylle avec la somptueuse Marlène Dietrich et une carrière hollywoodienne qui lui tend les mains, Jean Gabin rejoint les Forces Navales Françaises Libres. Canonnier-chef puis second-maître, il participera sous les ordres de Leclerc et Gélinet à des opérations décisives à Casablanca, Royan et Berchtesgaden. Lorsqu’il revient, Gueule d’Amour a des cheveux blancs, une Médaille Militaire, une Croix du Mérite et une deuxième carrière de cinéma qui l’attendent. Sauf que désormais, il est aussi un héros de la Libération. Et cela, peu d’acteurs peuvent s’en vanter.

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42 : Jackie Robinson sur grand écran.

Pour être très honnête avec vous, depuis Chariots Of Fire ou The Natural – et plus récemment The Express, sur lequel je reviendrai –, j’ai du mal à prendre plaisir devant un film historique consacré au sport. Des drames historiques, tant que vous voulez (The Master, par exemple) et des films sur le sport (Moneyball, entre autres), pas de problème. Mais les deux combinés, c’est plus dur. En effet, pas évident de faire une histoire qui vous tient en haleine pendant 2h avec des mecs qui tapent dans des ballons ou des balles. Et si vous choisissez de caser cette histoire au milieu ou au début du XXe siècle, là vous commencez à prendre de sérieux risques, parce qu’en plus d’être bons dans leur sport, les sportifs qui méritent un film ont aussi été des icônes de style. Ce qui veut dire qu’en plus, le/la styliste vont devoir se sortir les doigts du cul s’ils veulent recréer un contexte plausible. Milena Canonero, dans Chariots Of Fire, a réussi l’incroyable défi, inégalé depuis, de reconstituer un monde sportif et étudiant des années 1920 sans la moindre faute de coupe, de matière ou de couleur.  Qu’on aime les années 1920 ou pas, impossible de ne pas aimer l’histoire émouvante d’une part, mais aussi la place accordée aux détails de reconstitution. Et puis, en début de cette année, il y a eu ce film sur le premier joueur de baseball noir à jouer dans la Major League : Jackie Robinson. 42 est un très bel hommage à un joueur qui a non seulement marqué les esprits socialement, mais également par son jeu à la fin des années 1940 et pendant toutes les années 1950.

C'est en voyant ce poster circuler sur le net que je me suis dit qu'au moins pour la sape, je regarderais ce film. On est dans le deux-pièces uni (ou dépareillé pour Jackie Robinson). Revers de cols larges ou a pointes, épaules larges également, très cintré à la taille. La fin des 1940's, c'est quasiment la modernisation du zoot suit et le libre-cours à ceux qui réalisent les motifs de cravate en rayon.

C’est en voyant ce poster circuler sur le net que je me suis dit qu’au moins pour la sape, je regarderais ce film. On est dans le deux-pièces uni (ou dépareillé pour Jackie Robinson). Revers de cols larges ou a pointes, épaules larges également, très cintré à la taille. La fin des 1940′s, c’est quasiment la modernisation du zoot suit et le libre-cours à ceux qui réalisent les motifs de cravate en rayon.

Réalisé par Brian Helgeland, surtout connu pour être le scénariste oscarisé de L.A. Confidential, on peut dire que c’est une reconstitution exceptionnelle d’une Amérique de l’après-guerre à la recherche de héros autres que militaires. Jackie Robinson, interprété par Chadwick Boseman, incarne le héros sportif par excellence : talentueux, forte tête et stylé. Avec Carolin Harris aux costumes, on s’extasie devant chaque détail, chaque motif de cravate, chaque paire de chaussures et on s’étonne à peine que, malgré les excellentes critiques, le film soit passé quasi inaperçu : eh oui, que voulez-vous? Entre un Gatsby foiré avec une bande-son incluant Jay-Z et un 42 quasiment parfait, l’abruti fait vite son choix.

C'est cette rencontre avec Branch Rickey (joué par Harrison Ford) qui sera déterminante pour Jackie Robinson. Star de l'équipe de football US de UCLA avant la guerre, l'attaque de Pearl Harbor stoppe sa carrière. Lorsque Brank Richey fait ce pari dingue de faire entrer un joueur noir dans la Major League (réservée aux Blancs) , Robinson joue aux Kansas City Monarchs, leaders de la Negro League.

C’est cette rencontre avec Branch Rickey (joué par Harrison Ford) qui sera déterminante pour Jackie Robinson. Star de l’équipe de football US de UCLA avant la guerre, l’attaque de Pearl Harbor stoppe sa carrière. Après la guerre, lorsque Branch Rickey fait ce pari dingue de faire entrer un joueur noir dans la Major League (réservée aux Blancs), Robinson joue aux Kansas City Monarchs, leaders de la Negro League.

En 1946, Branch RIckey fait signer Robinson chez les Brooklyn Dodgers.

En 1946, Branch RIckey fait signer Robinson chez les Brooklyn Dodgers.

Bien que pendant une saison, il joue chez les Montreal Royals avant de définitivement rejoindre les Dodgers,  Jackie provoque une sensation médiatique. L'Amérique de l'époque, très raciste, prend une bonne calotte, mais Robinson devra souffrir et contenir son caractère nerveux avant d'être intégré et "accepté".

Bien que pendant une saison, il joue chez les Montreal Royals avant de définitivement rejoindre les Dodgers, Jackie provoque une sensation médiatique. L’Amérique de l’époque, très raciste, prend une bonne calotte, mais Robinson devra encore souffrir et contenir son caractère nerveux avant d’être intégré et "accepté".

Bien que Branch Rickey soit l'homme qui a engagé Robinson dans la MLB, Wendell Smith (interprété par Andre Holland) est l'homme de l'ombre qui a recommandé ce joueur au patron des Dodgers. Journaliste sportif, il restera aux côtés de RObinson pendant toute sa carrière.

Bien que Branch Rickey soit l’homme qui a engagé Robinson dans la MLB, Wendell Smith (interprété par Andre Holland) est l’homme de l’ombre qui a recommandé ce joueur au patron des Dodgers. Journaliste sportif, il restera aux côtés de Robinson pendant toute sa carrière.

La femme de Jackie, Rachel, est interprétée Nicole Beharie. Prof infirmière à Yale, elle crée la Jackie Robinson Foundation en 1973, à la mort de son mari.

La femme de Jackie, Rachel, est interprétée par Nicole Beharie. Prof infirmière à Yale, elle crée la Jackie Robinson Foundation en 1973, à la mort de son mari.

La MLB connait dans l'après-guerre un succès aussi énorme que pendant les années 1910, avant le scandale des Black Socks. Arrivé de la Negro League, Robinson va devoir s'adapter aux stadiums gigantesques et à ses spectateurs racistes.

La MLB connait dans l’après-guerre un succès aussi énorme que pendant les années 1910, avant le scandale des Black Socks. Arrivé de la Negro League, Robinson va devoir s’adapter aux stadiums gigantesques et à ses spectateurs racistes.

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Un bon film de sport vous fait autant frissonner que si vous étiez dans le stade. C'est le cas avec 42.

Un bon film de sport vous fait autant frissonner que si vous étiez dans le stade. C’est le cas avec 42 et ce genre de prises de vue incroyables.

Après avoir dû essuyer l'épisode d'une pétition contre la présence d'un joueur noir qui circulait au sein de sa propre équipe, RObinson doit faire face à cet homme sur le terrain: Ben Chapman. Ancien joueur de renom et entraîneur des Phillies de Philadelphie, Ben Chapman (interprété par Alan Tudyk) insulte ouvertement Robinson. Afin de garder son honneur et pour désamorcer la tension au sein de la Major League, il pose pour la presse aux côtés de Robinson, tenant la même batte.

Après avoir dû essuyer l’épisode d’une pétition contre sa présence qui circulait au sein de sa propre équipe, Robinson doit faire face à cet homme sur le terrain: Ben Chapman. Ancien joueur de renom et entraîneur des Phillies de Philadelphie, Ben Chapman (interprété par Alan Tudyk) insulte ouvertement Robinson lors d’un match d’avril 1947. Afin de garder son honneur et pour désamorcer la tension au sein de la Major League, il pose pour la presse aux côtés de Robinson, tenant tous deux la même batte.

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La palette de couleurs utilisée dans les costumes et dans l’esthétique du film fait revivre les 1940′s américaine de manière splendide. L’omniprésence du bleu, dans différents tons, donne une atmosphère douce et moins austère que le noir propre à cette période, dans un film où la violence est créée par les comportements et les paroles et non par le visuel.

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Jamais de pochette, une veste et un pantalon dépareillés: le style de Robinson est très sportswear, ainsi que les témoignages d'époque le rapportent.

Jamais de pochette, une veste et un pantalon dépareillés: le style de Robinson est très sportswear, ainsi que les témoignages d’époque le rapportent.

Jackie Robinson jouera jusqu'à la fin de sa carrière chez les Dodgers de Brooklyn (1956). En 1955, il emporte les World Series avec eux. En 9 ans de carrière en MLB, il sera sélectionné 6 fois pour jouer dans l'équipe des All-Star et il est intégré à titre posthume dans l'équipe du siècle des All-Stars de la MLB. 3 ans après son entrée chez les "Blancs", la Negro League est dissoute (en 1951), ce qui veut dire que les barrières raciales sautent. Avec l'importance et l'impact qu'a le sport sur la société, Robinson est un symbole de l'histoire américaine et de la fin de la ségrégation. En 1962, il entre au Hall Of Fame de la MLB. Il décédera 11 ans plus tard après avoir été acteur, entre autres. Son numéro, le mythique 42, est retiré de toutes les équipes de baseball de la MLB.

Jackie Robinson jouera jusqu’à la fin de sa carrière chez les Dodgers de Brooklyn (1956). En 1955, il emporte les World Series. En 9 ans de carrière en MLB, il sera sélectionné 6 fois pour jouer dans l’équipe des All-Stars et il est intégré à titre posthume dans l’équipe du siècle des All-Stars de la MLB. 3 ans après son entrée chez les "Blancs", la Negro League est dissoute (en 1951), ce qui veut dire que les barrières raciales sautent… doucement. Avec l’importance et l’impact qu’a le sport sur la société, Robinson est un symbole de l’histoire américaine et de la fin de la ségrégation et fait souvent partie des listes des hommes les plus influents du XXe siècle. En 1962, il entre au Hall Of Fame de la MLB. Il décédera 11 ans plus tard après avoir été acteur, entre autres. Honneur suprême: son numéro, le mythique 42, est retiré définitivement de toutes les équipes de baseball de la MLB.

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La jeunesse de Des Moines, 1945.

Quoi qu’en pensent nos parents et grand-parents, les jeunes n’ont pas commencé à s’habiller comme des sagouins avec notre génération. Ils n’ont pas non plus commencé à refuser de faire ce qu’on leur dit en 1995, ils ne sont pas non plus devenus des petits cons qui branlent rien de leurs après-midis lorsque j’étais au lycée. Cela dit, étant moi-même relativement jeune (28 ans. Ouais c’est jeune.), je dois bien concéder à nos aïeuls que la jeunesse devient de plus en plus débile, et ce, profondément. Sur le plan vestimentaire évidemment – quoi que le point de vue d’un mec classique comme moi ne soit pas le plus objectif – mais surtout culturellement. Bien qu’en voyant ces photos on ressente pertinemment ce qui peut énerver les parents chez les jeunes, ce n’est pas aujourd’hui qu’on verra une bande de jeunes faire de la mécanique sur une voiture ancienne. Et je vous passe les valeurs de respect envers les plus âgés, envers les filles, etc. Alors attention, je vous vois venir et je vous arrête tout de suite : les "faut vivre avec son temps", je m’en branle à un point que vous allez avoir du mal à imaginer. Ce que je vois ici, c’est un témoignage incroyable d’une époque où la jeunesse venait de perdre un père, un grand-frère, un oncle à la guerre. Ca vous forme évidemment un mental. Nina Leen, pourtant connue pour ses photos animalières, a été chargée par LIFE en 1945 de se rendre à Des Moines, Iowa, pour capturer le style de vie et le quotidien de ces jeunes spécimens qui mèneront le changement de l’Amérique en défendant les Noirs, en envoyant l’Homme sur la Lune et Kennedy à la Maison Blanche, 20 ans plus tard.

Pour chaque photo, je reprends les légendes originales traduites de l'anglais. Ici, la tenue de l'étudiant standard de l'époque.

Pour chaque photo, je reprends approximativement les légendes originales traduites de l’anglais. Ici, la tenue de l’étudiant standard de l’époque. Les loafers et chaussettes blanches sont de la partie, une chemise à zip et un jean bien large comme à l’époque, mais exagérément retroussé.

Un jeune homme portant un cardigan aux couleurs de son université sur un simple t-shirt blanc.

Un jeune homme portant un cardigan aux couleurs de son université sur un simple t-shirt blanc.

Une bande de potes se prépare à jouer au softball sur le campus.

Une bande de potes se prépare à jouer au softball, cette variante du baseball qui peut se jouer partout.

Après les filles, le passe-temps favori des jeunes de Des Moines est le sport. Ici, un samedi après-midi classique pour eux.

Après les filles, le passe-temps favori des jeunes de Des Moines est le sport. Ici, un samedi après-midi classique pour eux.

Les garçons aiment aussi lire des comics et des magazines de sports au Drug Store du quartier.

Les garçons aiment aussi lire des comics et des magazines de sports au drug store du quartier.

Le commentaire est assez amusant sur celle-là puisqu'il dit que les jeunes passent la plupart de leur temps à traîner. Est-on bien en 1945?!

Le commentaire est assez amusant sur celle-là puisqu’il dit que les jeunes passent la plupart de leur temps à traîner. Est-on bien en 1945?!

Avant Facebook, pour rencontrer ses potes, on se faisait un déj et des milkshakes au drug store.

Avant Facebook, pour rencontrer ses potes, on se faisait un déj et des milkshakes au drug store.

Même délire avec le soda. Pour s'en tenir à ça, les jeunes de ces photos doivent avoir 17 ou 18 ans à tout casser.

Même délire avec le soda. Pour s’en tenir à cette boisson, les jeunes de ces photos doivent avoir 17 ou 18 ans à tout casser. Le commentaire mentionne le fait qu’ils portent des chemises en plaid, ce qui semble être un signe de "rébellion" dans le style de l’époque. Avis à nos hispters du XXIe siècle : vous n’êtes pas les premiers.

Les jeunes membres du Molesters CLub (auquel est dû le "M" sur le pantalon) bricolent une Ford T de 1927.

Les jeunes membres du Molesters Club (auquel est dû le "M" sur le pantalon) bricolent une Ford T de 1927.

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Changement de roue sur la même Ford T du Molesters Club.

A une époque où l'automobile se démocratise, chaque garçon prend un malin plaisir à apprendre la mécanique auprès de son père.

A une époque où l’automobile se démocratise, chaque garçon prend un malin plaisir à apprendre la mécanique et la carrosserie auprès de son père.

Style un peu extravagant, mais qui semble être une tenue "classique" du samedi après-midi (Saturday outfit).

Style un peu extravagant, mais qui semble être une tenue "classique" du samedi après-midi (Saturday outfit).

Premier coup de rasoir pour Tom Moore, avant une soirée où, visiblement, des filles seront présentes.

Premier coup de rasoir pour Tom Moore, 17 ans, avant une soirée où, visiblement, des filles seront présentes.

Le commentaire est ici tout aussi intéressant : les garçons de l'époque aiment les coiffures à vague, mais pas les cheveux bouclés. On peut voir aussi que lorsque l'on sort, la cravate est de rigueur. Comme ce sera le cas pendant très longtemps, malheureusement plus tellement de nos jours.

Le commentaire est ici tout aussi intéressant : les garçons de l’époque aiment les coiffures à vague, mais pas les cheveux bouclés. Du coup, on lisse tant qu’on peut. On peut voir aussi que lorsque l’on sort, la cravate est de rigueur ; comme ce sera le cas pendant très longtemps. Malheureusement plus tellement de nos jours.

Voilà à quoi ressemble un jeune de 17/18 ans lorsqu'il s'habille pour se rendre à un rencard, en 1945.

Voilà à quoi ressemble un jeune de 17/18 ans lorsqu’il s’habille pour se rendre à un rencard, en 1945. Brogues, cravate, chapeau, veste deux tons/deux matières.

Avant de sortir, cette bande de potes se retrouve dans la chambre d'un des leurs.

Avant de sortir, cette bande de potes se retrouve dans la chambre d’un des leurs.

Le ciné est étroit, mais on s'y presse quand même en costume pour aller voir les Ingrid Bermann, Gene Kelly, Ginger Rogers, Bing Crosby, Frank Sinatra ou Gary Cooper, tous à l'affiche en 1945.

Le ciné est étroit, mais on s’y presse quand même en costume pour aller voir les Ingrid Bermann, Gene Kelly, Ginger Rogers, Bing Crosby, Frank Sinatra ou Gary Cooper, tous à l’affiche en 1945.

Et pour finir la journée, on espionne les filles qui organisent une soirée, dans l'espoir de se balader bras dessus-bras dessous avec l'une d'entre elles, sous le ciel étoile de Des Moines.

Et pour finir la journée, on essaie de s’incruster dans la soirée des filles, dans l’espoir de se balader bras dessus-bras dessous avec l’une d’entre elles, sous le ciel étoilé de Des Moines.

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The Haunted Ballroom

Le kit "Ivy" idéal : Close Up & Private vs. Jack & Jones Premium.

Vous savez toute l’admiration que je porte à mon collègue blogger et ami Sergei Sviatchenko. Artiste de renom dans le domaine du collage – non non pas le collage de gommettes – il s’est lancé au printemps 2009 dans ce qui est devenu l’une des plus grosses sources d’inspirations du web "fashion" pointu : Close Up & Private. Avec ses photos faites "maison" où matières, textures motifs et couleurs viennent s’assembler tel un Tetris imparfait, Sergei a créé un style visuel et vestimentaire unique inspiré de ses plus grandes idoles, The Beatles, mais aussi des Mod’s et des Ivy Leaguers de l’époque.

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Voici 2 ans que Sergei m’a parlé de ce projet de kit et vous imaginez quelle excitation j’ai pu ressentir lorsque j’ai enfin vu qu’il avait pris vie. Le kit parfait, designé avec la marque danoise Jack & jones qui est non seulement de qualité mais également accessible: un pantalon slim, un cardigan, une chemise tab collar à col rond (vous n’en trouverez pas ailleurs, sauf si vous pouvez remonter en 1965), une cravate College, une cravate Knit, une paire de chaussettes et une ceinture fine en cuir. En gros, il ne vous manquera plus que les penny loafers, la coupe de cheveux et le Lambretta.

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C’est pur, efficace et ça aurait fait un ravage sur le campus de Yale 50 ans auparavant. Le tout pour – accroche-toi bien à ton fauteuil en plastique de fonctionnaire qui tourne à 360° – 395€! C’est tout simplement imbattable pour une telle qualité, une telle modernité des coupes et pour un style absolument unique, du moins quasiment, puisque la box est en édition limitée. Le groupe Consume a présenté la collection lors d’un concert en parfait accord avec l’esprit du kit et signe la musique de la vidéo ci-dessous. Encore une fois, Sergei signe un petit coup de maître dans la continuité logique de son travail exceptionnel qu’aucun amoureux du style ne pourra renier. Chapeau l’artiste!

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Faites un geste pour votre garderobe en achetant votre kit Close Up & Private.

French Riviera. Part 2 : 1947.

Sur GSTAG, pendant les vacances, on se la joue un peu Jean-Pierre Pernaut : chaque semaine, je vous invite à découvrir un coin de notre pays chéri. Bon là, c’est surtout la Côte d’Azur, mais qui s’en lasserait? Après une guerre qui avait quelque peu coupé l’envie de partir en vacances, on retourne dans le sud-ouest – cette fois entre Juan-les-Pins et Monte-Carlo – toujours grâce au magazine LIFE qui a publié ces photos de N.R. Farbman en 1947.

Le Casino de Monte-Carlo en 1947, bâtiment emblématique de la Principauté réalisé par Charles Garnier en 1879.

Le Casino de Monte-Carlo en 1947, bâtiment emblématique de la Principauté réalisé par Charles Garnier en 1879.

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French Riviera. Part 1: 1938.

Ca sent les vacances! Bien sûr. Mais pour certains plus que pour d’autres. Dans les "certains", j’inclus les profs et les fonctionnaires qui coûtent proportionnellement certainement plus à l’état français que les sapes me coûtent à moi. Et Dieu sait si je claque du blé en chiffons! Cela dit, c’est toute la France qui s’est réjouie de recevoir ses premiers congés payés le 20 juin 1936. Deux ans plus tard, les vacanciers ont pris leurs habitudes sur la Côte d’Azur arrivant dans des trains bondés et plus rarement en auto, comme Mr Hulot (pas Nicolas: lui c’est en ULM). Les boutiques saisonnières fleurissent, le moindre petit pêcheur met à contribution ses bateaux pour emmener les touristes en balade, les stylistes commencent à se lancer dans le maillot de bain et le vêtement de plage et les gens abandonnent leurs costumes gris et tailleurs pour laisser place à un peu plus de décontraction. Alors pour tous les "autres" de ce début d’article – ceux qui sont au bureau, ceux qui s’y sont pris trop tard pour réserver leurs billets, ceux qui vont en Tunisie grâce au CE de leur boite (ouais non les mecs, ce ne sont pas des vraies vacances ça) – je vous emmène passer une journée sur notre French Riviera adorée, aujourd’hui plus bondée par le mauvais goût que par la grâce et le savoir-vivre de l’époque. Et on comprend tous ces gens qui en profitent, puisqu’un an plus tard, leur pays entamera sa deuxième guerre mondiale. C’est toujours important de terminer une intro sur une note positive.

Vue de la piscine de l'Eden Roc du Cap d'Antibes.

Vue de la piscine de l’Eden Roc du Cap d’Antibes.

L'actrice Béatrice Lillie et le comédien Jack Benny au bord de la piscine de l'Eden Rock du Cap d'Antibes.

L’actrice Béatrice Lillie et le comédien Jack Benny au bord de la piscine de l’Eden Roc du Cap d’Antibes.

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Le luxe dans le Midi, ce n'est pas de se poser avec les autres touristes, mais de se faire une bonne bouffe entre amis, dans les champs, comme le font ces paysans.

Le luxe dans le Midi, ce n’est pas de se poser avec les autres touristes, mais de se faire une bonne bouffe entre amis, dans les champs, comme le font ces paysans.

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Quelques exemples de tenues de plage dans les années 1930.

Quelques exemples de tenues de plage dans les années 1930.

Beatrice Lillie et son fils, Sir Robert Peel, qui porte le même nom que son père décédé en 1934. Le jeune homme sera tué en 1942 à bord du HMS Tenedos, dans le port de Colombo, Ceylan (actuel Sri Lanka).

Beatrice Lillie et son fils, Sir Robert Peel, qui porte le même nom que son père décédé en 1934. Le jeune homme sera tué en 1942 à bord du HMS Tenedos, dans le port de Colombo, Ceylan (actuel Sri Lanka).

Feu d'artifice sur la mer Méditerranée.

Feu d’artifice sur la mer Méditerranée.

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