Motivés pour 2013.

par greensleevestoaground

Vous avez tous certainement pris de bonnes résolutions pour cette nouvelle année. Chaque année, vous y pensez ; chaque année, vous ne vous y tenez pas. Regardez par exemple le nombre de fois où je me suis résolu à poster plus sur GSTAG, et pourtant je poste de moins en moins. Ben, cette année, je m’fais pas chier, je ne vous promets rien, si ce n’est que ce blog va continuer d’exister. Il va continuer de suivre mes passions, pas celles de GQ, c’est tout ce que je peux vous promettre. Ce seront les années 1910, les années 1920, mais peut-être aussi les années 1950 ou 1960. Mais toujours pas au-delà: j’ai jamais été pattes d’éléphant, j’ai jamais été jeans troués délavés et encore moins joggings fluos. Quand on s’est fait une clientèle dans le bonbon, on commence pas à vendre des jarrets de porc. C’est ce que l’on pourrait reprocher à de nombreuses marques, qui ont troqué leur fond de commerce pour s’inscrire dans la tendance. Une tendance qui n’en finit pas de s’écourter, une tendance que l’on est tellement habitués à voir disparaître, que l’éducation des gens se fait petit à petit et on les voit de plus en plus se tourner vers l’objet de qualité plutôt que vers l’objet de frivolité. Les blogs, force est de le reconnaître, y sont pour beaucoup. Et on ne peut pas reprocher à qui que ce soit de chercher l’inspiration avec un café au bureau sur ces nouveaux Fernand Nathan du style, professeurs fous et sectaires de la toile qui, tels des archéologues de la recherche Google vont chercher le moindre petit détail historique du tissu qui compose votre mouchoir de poche. Jusqu’au jour où avoir un blog deviendra une tendance (si ce n’en est pas déjà une) et à ce moment-là, les puristes du vêtement trouveront autre chose. Quelque chose de plus passionnant encore, peut-être un vrai retour aux ventes par correspondance, aux livres, à la fouille de collectionneur. Car ne nous voilons pas la face, ces pièces qui nous inspirent et qui ont créé l’histoire du style pendant ces périodes qui nous intéressent tant: elles se font rares, très rares. Et bientôt Buzz Rickson reproduira des Avirex des années 1990 et Nigel Cabourn s’inspirera de l’histoire de Man vs. Wild pour ses collections, les greniers de vos grand-parents seront vides, les collectionneurs cacheront leurs pièces uniques et Ebay sera un Eldorado asséché. En attendant, je continue de vous servir tout ce que je trouve, tout ce que j’ai envie de partager – histoire, inspiration, héritage – et de vous faire chier en vous faisant la morale. Comme ce personnage de fiction nommé Bill Jones, créé par l’agence Parker Holladay Chicago dans les années 1920 pour motiver la main d’oeuvre bureaucratique qui mènera les États-Unis à leur perte, en 1929. Bonne année à tous, et merci, merci ! pour votre fidélité.

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Plus d’illustrations et d’informations sur Art Of Manliness.

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