Steve McQueen by John Dominis

par greensleevestoaground

Inutile de présenter le magazine LIFE, le Paris Match américain pour faire court et bête, qui a eu la bonne idée de mettre à disposition des internautes un peu curieux, la plupart de ses archives photographiques, ainsi qu’un très grand nombre d’images inédites. C’est le cas présent avec cette série de photos shootée par John Dominis sur 3 semaines de l’année 1968, en pleine ascension du King Of Cool, Steve McQueen. Oula ! N’a-t-on pas déjà entendu, ou plutôt lu ce nom sur GSTAG ? Maintes et maintes fois, certes. Mais c’est peut-être tout simplement qu’il y a sa place toute légitime, voire même prépondérante. Maître incontesté du casual, on peut aussi bien le retrouver dans le preppy qu’en pilote auto. Cette année 68, alors qu’à Paris l’étudiant sorbonnien fâché avec sa propre bourgeoisie s’évertue à jouer les cantonniers dans les rues, McQueen a 33 ans. Il en aurait eu 80 aujourd’hui. Il vient de prendre la place vacante de "mauvais garçon" du cinéma hollywoodien grâce à "La Grande Evasion" et "Les 7 Mercenaires". On ne va pas lui cirer les bottes plus longtemps, surtout qu’il n’en met que rarement hormis pour une course de moto dans le désert du Nevada en combinaison Barbour ou Belstaff, et on va regarder ces quelques clichés extraits des 20 Never-Seen Photos. Etant donné que cet article vous intéresse, vous n’hésiterez pas une seconde pour cliquer sur ce lien et découvrir l’intégralité de la série, et rendre ainsi tout le mérite au magazine LIFE.

Dans sa maison à Palm Springs. La plus belle photo de la série. En termes d'attitude cool, on peut difficilement faire mieux et plus naturel. C'est là toute la force du bonhomme.

Ici, avec Neile Adams, sa première femme. Ils formaient, à mon avis, l'un des plus beaux couples de stars. Mais mon avis lui importait relativement peu à l'époque.

"Another great passion" dit la légende officielle. Le cool, c'est aussi mélanger les passions douces et celles plus viriles : l'autmobile et le jazz, les courses de moto exténuantes et la flânerie au bord d'une piscine.

Le désert de Mojave a vu McQueen suer et se dépasser sur sa moto. Se casser la gueule même. Même blessé, il ne pouvait s'empêcher d'aller au bout d'une course. Têtu le bougre. Ici avec Bud Edkins, sa doublure cascade dans La Grande Evasion, avec le fameux saut de barrière en plein pré, qu'il aurait tant aimé faire lui-même. Têtu mais pas rancunier.

Voici en gros le topo : on a à faire à un type déterminé, sûr de lui, aux passions multiples. On pourrait penser à la star basique, grosse erreur. Rien à voir : plutôt discret, ce qui compte visiblement chez McQueen, ce ne sont pas les caprices de star, mais profiter de la vie. C’est ridicule dit comme cela, mais qu’est-ce qui vient nous prouver autre chose que cette simplicité assumée dans les clichés de Dominis? Un peu comme si le King Of Cool savait déjà, à 33 ans, qu’un cancer l’attendait… Respect.


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